Je sais que ça n'est pas passionnant, mais je me devais de parler de la guilde des coiffeurs. Car les membres de cette profession doivent avoir des gènes en commun, ou une charte à suivre car, bien qu'à l'autre bout du monde, ils se ressemblent tous.
Déjà, je dois le dire, je suis moins réfractaire que Desproges sur les coiffeurs. Je ne les hais pas, j'ai juste une certaine méfiance vis à vis de leur profession. Faut dire que si ça les amuse, tu peux te retrouver avec une jolie tonsure pour le même prix qu'une simple coupure des pointes. Malgré ma hantise de m'asseoir sur la chaise du tortionnaire, il me fallait sauter le pas. Et déjà qu'en France, j'ai du mal à expliquer convenablement ce que je veux, alors imaginez en NZ ! Mais qu'est-ce qui les fait tant se ressembler ? En fait, c'est tout bête : ils sont tous bavards ! Ouais, je sais, tout ça pour ça ! Et en fait, tout ça pour dire que je me suis fait couper les cheveux !
Sinon, étant donné que je n'ai pas donné de nouvelles fraîches depuis Kingitanga Day, je vais en donner quelques unes. Pas beaucoup, vu qu'il ne se passe pas grand chose de passionnant : métro (marche à pied), boulot, dodo (et séries sur l'ordi aussi). J'ai presque fini le troisième projet de mécatrotro (après avoir abandonné le deuxième pour cause de blocage intempestif face au code nécessaire pour le faire marcher), et le quatrième et dernier commence demain. D'ailleurs, je vais participer à une mini-compétition de robotique : nous devons faire un robot en lego, et les faire participer à un tournoi entre nous. Voilà voilà pour les cours. Ah, si, il ne me reste que 3 semaines de cours, avant "les" examens. En fait, je n'ai qu'un examen (optoélectronique), après une semaine et demie de "révisions". Si je n'avais pas mon projet à commencer, je pense que je n'irais pas souvent à l'université.
Sinon, je suis allé voir un match de rugby opposant les Chiefs à une équipe sud-africaine. Et les Chiefs n'ont toujours pas gagné à domicile (ils n'ont gagné qu'un seul match à la maison, mais n'en ont perdu qu'un ou deux à l'extérieur) : match nul 25 partout. Avec 5 essais pour les Chiefs et deux pour les sud-africains. Autant le dire, les buteurs ont fait un travail lamentable : 0 points pour 5 transformations et 3 ou 4 pénalités... Mais au moins il y avait du spectacle.
Et toujours à la page rugby, j'ai acheté ma place pour LE match à ne pas rater à Hamilton cette année : Nouvelle-Zélande - Pays de Galles. Je vais donc voir les Blacks jouer, à Hamilton, le 27 Juin (il y a encore un peu de temps).
Voilà, c'est à peu près tout. Prochainement, mes articles sur mon week-end à Auckland (je suis parti à Auckland vendredi pour enfin bouger d'Hamilton).
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dimanche 16 mai 2010
dimanche 28 mars 2010
La Croix du Sud et quelques nouvelles
Alors, ça fait un moment que je n'ai pas écrit d'articles. Je vais me rattraper, deux autres arriveront bientôt.
Bon, peu d'évènements notables cette semaine, à part vendredi soir et la journée de samedi qui ont été assez chargés. Les cours sont toujours aussi passionnant, le remplaçant du prof d'optoélectronique est probablement le meilleur professeur de la planète et, je crois que je vais arrêter l'ironie ici ! Mais au moins, grâce à cette semaine merveilleuse à voir des résultats sans jamais expliquer, même un peu, d'où ils viennent, j'ai maintenant l'explication sur l'affreuse platitude de ce cours : mes camardes de classe ont à peine vu les équations de Maxwell (les équations qui permettent d'expliquer une bonne partie des phénomènes électromagnétiques, et donc optiques). Donc sans cette base, les cours demeurent d'un niveau, comment dire, terminale S, mais un peu méchant... Sinon, le projet de mécatrotro avance doucement, mais surement.
Par contre, je risque de ne pas trop avoir le temps de rédiger des articles pendant les trois prochaines semaines. J'essaierai, mais ce sera compliqué. En effet, dès vendredi (le vendredi saint est un jour férié ici), je pars pour Wellington, et dimanche, je me retrouve sur l'île du sud pour presque deux semaines. Non, ne vous en faites pas, je n'ai pas craqué, j'ai juste des vacances (2 semaines de vacances pour 12 semaines de cours : pas trop dure la vie d'étudiant en NZ !). Mais ne vous inquiétez pas, je compte quand même vous tenir le plus au courant possible.
Voilà pour la seconde partie du titre. Mais pourquoi alors parler de la Croix du Sud ? Serait-ce une nouvelle religion de Nouvelle-Zélande (tiens, en passant, il paraîtrait que la quatrième religion de NZ est la religion Jedi) ? Une légendaire relique disparue ?
Et bien, pas vraiment, puisque voilà la Croix du Sud :

Vous vous en doutez maintenant, je vais entamer une partie astronomie. Bon, n'ayant ni un appareil hyper-performant, ni de super-filtres, les photos d'étoiles ne sont pas splendides. Donc la photo tremblotante ici permet de voir tant bien que mal les quatre principales étoiles formant la croix, puisque la plus "en haut" est peu lumineuse.
En tout cas, cette constellation, visible uniquement de l'hémisphère sud, est l'un des emblèmes du pays (et aussi de l'Australie). Mais comment une constellation peut-elle être l'un des emblèmes d'un pays ayant déjà le kiwi ? Et bien, voilà un indice :
Je dois préciser que cette image est simplement la photo précédente avec l'ajout d'étoiles bien criardes aux emplacements des vraies étoiles principales, et en changeant la couleur de fond. Alors, vous avez trouvé ?
Bon, si ce n'est pas le cas, la réponse en image :
En fait, la Croix du Sud est représentée sur le drapeau (comme pour celui d'Australie). D'ailleurs, le seul moyen de les différencier est la petite étoile sous l'Union Jack du drapeau australien.
En fait, la Croix du Sud permet de se guider vers le Pôle Sud. Mais à part ça, et la présence d'un amas d'étoiles au milieu, rien de bien intéressant. Mais c'était pour vous parler un peu de la constellation "phare" de cette partie de l'hémisphère Sud.
D'ailleurs, détail intéressant du ciel méridional : une des constellations ressemble très fortement à Orion (la ceinture est assez reconnaissable). Je me suis dit que c'était impossible de ce côté du monde, que ça devait être autre chose. Donc, ça m'a embêté pendant trois semaines, à chaque fois que je regardais les étoiles. Et bien non, c'est effectivement Orion ! Elle est aussi visible dans l'hémisphère Sud. Voilà pour la minute culture générale, et pour cet article.
Bon, peu d'évènements notables cette semaine, à part vendredi soir et la journée de samedi qui ont été assez chargés. Les cours sont toujours aussi passionnant, le remplaçant du prof d'optoélectronique est probablement le meilleur professeur de la planète et, je crois que je vais arrêter l'ironie ici ! Mais au moins, grâce à cette semaine merveilleuse à voir des résultats sans jamais expliquer, même un peu, d'où ils viennent, j'ai maintenant l'explication sur l'affreuse platitude de ce cours : mes camardes de classe ont à peine vu les équations de Maxwell (les équations qui permettent d'expliquer une bonne partie des phénomènes électromagnétiques, et donc optiques). Donc sans cette base, les cours demeurent d'un niveau, comment dire, terminale S, mais un peu méchant... Sinon, le projet de mécatrotro avance doucement, mais surement.
Par contre, je risque de ne pas trop avoir le temps de rédiger des articles pendant les trois prochaines semaines. J'essaierai, mais ce sera compliqué. En effet, dès vendredi (le vendredi saint est un jour férié ici), je pars pour Wellington, et dimanche, je me retrouve sur l'île du sud pour presque deux semaines. Non, ne vous en faites pas, je n'ai pas craqué, j'ai juste des vacances (2 semaines de vacances pour 12 semaines de cours : pas trop dure la vie d'étudiant en NZ !). Mais ne vous inquiétez pas, je compte quand même vous tenir le plus au courant possible.
Voilà pour la seconde partie du titre. Mais pourquoi alors parler de la Croix du Sud ? Serait-ce une nouvelle religion de Nouvelle-Zélande (tiens, en passant, il paraîtrait que la quatrième religion de NZ est la religion Jedi) ? Une légendaire relique disparue ?
Et bien, pas vraiment, puisque voilà la Croix du Sud :
Vous vous en doutez maintenant, je vais entamer une partie astronomie. Bon, n'ayant ni un appareil hyper-performant, ni de super-filtres, les photos d'étoiles ne sont pas splendides. Donc la photo tremblotante ici permet de voir tant bien que mal les quatre principales étoiles formant la croix, puisque la plus "en haut" est peu lumineuse.
En tout cas, cette constellation, visible uniquement de l'hémisphère sud, est l'un des emblèmes du pays (et aussi de l'Australie). Mais comment une constellation peut-elle être l'un des emblèmes d'un pays ayant déjà le kiwi ? Et bien, voilà un indice :
Je dois préciser que cette image est simplement la photo précédente avec l'ajout d'étoiles bien criardes aux emplacements des vraies étoiles principales, et en changeant la couleur de fond. Alors, vous avez trouvé ?Bon, si ce n'est pas le cas, la réponse en image :
En fait, la Croix du Sud est représentée sur le drapeau (comme pour celui d'Australie). D'ailleurs, le seul moyen de les différencier est la petite étoile sous l'Union Jack du drapeau australien.En fait, la Croix du Sud permet de se guider vers le Pôle Sud. Mais à part ça, et la présence d'un amas d'étoiles au milieu, rien de bien intéressant. Mais c'était pour vous parler un peu de la constellation "phare" de cette partie de l'hémisphère Sud.
D'ailleurs, détail intéressant du ciel méridional : une des constellations ressemble très fortement à Orion (la ceinture est assez reconnaissable). Je me suis dit que c'était impossible de ce côté du monde, que ça devait être autre chose. Donc, ça m'a embêté pendant trois semaines, à chaque fois que je regardais les étoiles. Et bien non, c'est effectivement Orion ! Elle est aussi visible dans l'hémisphère Sud. Voilà pour la minute culture générale, et pour cet article.
jeudi 18 mars 2010
French Connection
Oui je sais, plus ça va, plus mes titres d'articles deviennent étranges. Mais comme d'habitude, je vais expliquer.
Pendant cette semaine à Hamilton a lieu l'Indigo Festival. En fait, pour nos amis teubreux, c'est un Global Village, mais avec plein de petites animations et d'évènements, sur une semaine. Pour les non-teubreux, il s'agit d'un festival culturel, qui a pour but de présenter les cultures des habitants de la région d'Hamilton. Et étant donné le nombre de nationalités différentes présentes à Hamilton, ça fait un paquet de cultures différentes. Bon, n'ayant appris l'existence de ce festival qu'il y a quelques jours, je n'ai pas pu aller à beaucoup d'évènements (dont la grande parade au centre-ville...). Mais je me rattraperai dimanche, avec une grande cérémonie dans les Jardins.
Mais alors, pourquoi ce titre ? Parce que chaque soir de la semaine, un film est diffusé par la communauté d'origine du film. Donc il y avait un film de Bollywood, un film coréen, un film espagnol etc. et...un film français ! Je sais, c'est très moyen pour découvrir la culture étrangère mais que voulez-vous, je me suis laissé envahir par un petit brin de nostalgie ! Vous pouvez donc vous rassurez : je ne tente pas de vendre de la drogue à l'étranger (contrairement aux membres de la French Connection) !
Le film était "Le diner de cons". Je dois avouer : ça fait quand même bizarre de voir un film français en VOST (Version Originale Sous Titrée) !
En tout cas, la soiré était sympa, j'ai parlé à pas mal de monde (plus en anglais qu'en français d'ailleurs, mais aussi en franglais avec une canadienne du New Brunswick !) et j'ai pu manger du saucisson et du vrai fromage qui pue sur une tranche de vrai pain ! Je sais, ça parait idiot comme ça, mais ça me manquait (pas fichu de faire du bon pain en NZ) !
Donc, il est possible que je les revois pendant le semestre, puisqu'ils proposent quelques activités (surtout que, comme ils m'ont expliqué, ils ont beaucoup de néo-zélandais, donc ils sont toujours heureux d'avoir des français !), même si je sais qu'il y a mieux pour améliorer mon anglais...
Pendant cette semaine à Hamilton a lieu l'Indigo Festival. En fait, pour nos amis teubreux, c'est un Global Village, mais avec plein de petites animations et d'évènements, sur une semaine. Pour les non-teubreux, il s'agit d'un festival culturel, qui a pour but de présenter les cultures des habitants de la région d'Hamilton. Et étant donné le nombre de nationalités différentes présentes à Hamilton, ça fait un paquet de cultures différentes. Bon, n'ayant appris l'existence de ce festival qu'il y a quelques jours, je n'ai pas pu aller à beaucoup d'évènements (dont la grande parade au centre-ville...). Mais je me rattraperai dimanche, avec une grande cérémonie dans les Jardins.
Mais alors, pourquoi ce titre ? Parce que chaque soir de la semaine, un film est diffusé par la communauté d'origine du film. Donc il y avait un film de Bollywood, un film coréen, un film espagnol etc. et...un film français ! Je sais, c'est très moyen pour découvrir la culture étrangère mais que voulez-vous, je me suis laissé envahir par un petit brin de nostalgie ! Vous pouvez donc vous rassurez : je ne tente pas de vendre de la drogue à l'étranger (contrairement aux membres de la French Connection) !
Le film était "Le diner de cons". Je dois avouer : ça fait quand même bizarre de voir un film français en VOST (Version Originale Sous Titrée) !
En tout cas, la soiré était sympa, j'ai parlé à pas mal de monde (plus en anglais qu'en français d'ailleurs, mais aussi en franglais avec une canadienne du New Brunswick !) et j'ai pu manger du saucisson et du vrai fromage qui pue sur une tranche de vrai pain ! Je sais, ça parait idiot comme ça, mais ça me manquait (pas fichu de faire du bon pain en NZ) !
Donc, il est possible que je les revois pendant le semestre, puisqu'ils proposent quelques activités (surtout que, comme ils m'ont expliqué, ils ont beaucoup de néo-zélandais, donc ils sont toujours heureux d'avoir des français !), même si je sais qu'il y a mieux pour améliorer mon anglais...
samedi 13 mars 2010
Le pays des merveilles ?
Aujourd'hui, ce fut un samedi peu dynamique : j'ai décidé, après qu'on m'ait annoncé qu'il risquait de pleuvoir, de rester dans les environs. Et cela m'a permis de voir enfin le lac d'Hamilton, de son petit nom Rotoroa. En maori, roto veut dire lac, tout simplement. Voilà pourquoi le nom ressemble à Rotorua (qui avait également un lac je vous le rappelle).

Bon, ne vous attendez pas à des merveilles, cela reste un "petit" lac, assez joli, mais assez vide autour. En effet, à part quelques arbres par-ci par-là, rien de bien spécial : juste du gazon. Un petit parc a été aménagé à proximité, mais pas au bord. Donc c'est assez dommage. Menfin, le lac est néanmoins joli, la promenade autour doit être sympa à faire et on peut y faire du pédalo.


Ah, et il est habité par de nombreux canards et pas mal de pukeko. Ils ont l'air de nidifier dans les roseaux que vous avez pu voir dans la photo précédente. Cette espèce n'est pas endémique, puisqu'on peut la trouver en Australie et en Tasmanie.

Mais pour une fois, ce n'est pas le pédalo qui a amené la pluie, puisque je n'en ai pas utilisé. En fait, depuis hier, le temps a pas mal changé : la température a baissé de 5°C, il fait énormément de vent, froid qui plus est, et le ciel a une tendance à devenir très vite gris. En gros, me revoilà en Bretagne en été ! Donc, voyant les nuages gris foncés arriver rapidement jusqu'à couvrir tout le ciel, je m'en suis retourné au centre-ville. Le cinéma restant la meilleure occupation possible pendant les jours de pluie, j'y suis allé pour la première fois depuis mon départ. En tant qu'ancien prez' Vidéoclub, ça me manquait.
Mais parlons donc un peu du cinéma en NZ.
Autant les néo-zélandais sont gentils, mais au cinéma, ils sont insupportables. Comme en France, vous pouvez consommer pendant le film (d'ailleurs, quand on ne demande qu'une place, sans boisson ni pop-corn avec, on vous regarde assez bizarrement à la caisse !) mais là c'est démesuré : il y a une poubelle à l'entrée de la salle (je veux dire DANS la salle, pas loin de la porte)... Donc voilà le problème : vous avez une horde de gens qui grignotent leur pop-corn, et quelques uns qui se lèvent même pendant le film pour aller jeter leur paquet vide à la poubelle ou pour aller aux toilettes/téléphoner etc.
Néanmoins, le film était bien. Je suis allé voir Alice aux pays des merveilles. Ceux qui l'ont vu me comprendront (oh ! Quel dommage, il n'est pas encore sorti en France ! Je sais, c'est vil, mais je voulais faire râler ceux, et plus particulièrement celle (elle se reconnaîtra), qui attendent ce film avec impatience !) : ce n'est pas son meilleur film, mais il est pas mal. Il manque juste de folie (ce qui reste un comble pour un film de Tim Burton tiré de deux livres de Lewis Caroll) !
Voilà, donc après une journée à être pratiquement resté à l'abri, j'espère qu'il fera beau demain !
Bon, ne vous attendez pas à des merveilles, cela reste un "petit" lac, assez joli, mais assez vide autour. En effet, à part quelques arbres par-ci par-là, rien de bien spécial : juste du gazon. Un petit parc a été aménagé à proximité, mais pas au bord. Donc c'est assez dommage. Menfin, le lac est néanmoins joli, la promenade autour doit être sympa à faire et on peut y faire du pédalo.
Ah, et il est habité par de nombreux canards et pas mal de pukeko. Ils ont l'air de nidifier dans les roseaux que vous avez pu voir dans la photo précédente. Cette espèce n'est pas endémique, puisqu'on peut la trouver en Australie et en Tasmanie.
Mais pour une fois, ce n'est pas le pédalo qui a amené la pluie, puisque je n'en ai pas utilisé. En fait, depuis hier, le temps a pas mal changé : la température a baissé de 5°C, il fait énormément de vent, froid qui plus est, et le ciel a une tendance à devenir très vite gris. En gros, me revoilà en Bretagne en été ! Donc, voyant les nuages gris foncés arriver rapidement jusqu'à couvrir tout le ciel, je m'en suis retourné au centre-ville. Le cinéma restant la meilleure occupation possible pendant les jours de pluie, j'y suis allé pour la première fois depuis mon départ. En tant qu'ancien prez' Vidéoclub, ça me manquait.
Mais parlons donc un peu du cinéma en NZ.
Autant les néo-zélandais sont gentils, mais au cinéma, ils sont insupportables. Comme en France, vous pouvez consommer pendant le film (d'ailleurs, quand on ne demande qu'une place, sans boisson ni pop-corn avec, on vous regarde assez bizarrement à la caisse !) mais là c'est démesuré : il y a une poubelle à l'entrée de la salle (je veux dire DANS la salle, pas loin de la porte)... Donc voilà le problème : vous avez une horde de gens qui grignotent leur pop-corn, et quelques uns qui se lèvent même pendant le film pour aller jeter leur paquet vide à la poubelle ou pour aller aux toilettes/téléphoner etc.
Néanmoins, le film était bien. Je suis allé voir Alice aux pays des merveilles. Ceux qui l'ont vu me comprendront (oh ! Quel dommage, il n'est pas encore sorti en France ! Je sais, c'est vil, mais je voulais faire râler ceux, et plus particulièrement celle (elle se reconnaîtra), qui attendent ce film avec impatience !) : ce n'est pas son meilleur film, mais il est pas mal. Il manque juste de folie (ce qui reste un comble pour un film de Tim Burton tiré de deux livres de Lewis Caroll) !
Voilà, donc après une journée à être pratiquement resté à l'abri, j'espère qu'il fera beau demain !
vendredi 12 mars 2010
Les fous du volant
Quoi de mieux que ce dessin animé mythique comme titre pour un article sur la circulation en Nouvelle-Zélande ? En effet, il me fallait parler de la circulation ici, puisqu'elle est totalement différente, et pas seulement pour les véhicules (qu'ils aient deux, quatre roues ou plus).
Comme vous le savez probablement tous, la Nouvelle-Zélande fait encore partie du Commonwealth, ce qui implique qu'elle garde des petits souvenirs de sa perfide ancienne mère patrie. Dont la conduite à gauche... Et oui, ils conduisent à gauche, avec priorité à...droite ! A la limite, ce n'est pas si idiot que ça : le volant étant à droite, on voit bien ce qu'il se passe à notre droite. Et leurs panneaux de circulation sont assez fabuleux. A part les bons vieux classiques STOP, "Cédez le passage" et sens interdit (même s'ils ne sont pas exactement comme en France, et je ne parle pas de la langue), leurs autres panneaux sont tous jaunes (et oranges fluos lors des travaux).

Vous remarquerez sur cette photo la conséquence de la circulation à gauche : les ronds-points sont dans l'autre sens, relativement à notre sens franchouillard.

Mais la principale attraction de cette circulation reste la traversée des passages piétons. En effet, ici les passages cloutés ne se trouvent qu'à proximité des écoles. Ailleurs, nous avons le doit à de simples traits, montrant la présence d'un passage. Mais là n'est pas la chose étrange...

Contrairement à la France où les piétons ont la priorité, ici, les voitures font la loi. Pour être précis, un feu vert pour les piétons ne s'allumera que si quelqu'un en a fait la demande... Mais pas forcément rapidement ! Et oui, les fameux boutons permettant de demander le feu piéton servent en NZ ! Ils ne sont pas là simplement pour faire jolis, contrairement à 98% de ceux que l'on peut trouver en France. Si vous n'appuyez pas dessus, jamais vous ne passerez (à moins que quelqu'un le fasse pour vous) !
Et ces feux ont une autre particularité : le temps d'attente au feu est inversement proportionnel au carré du temps de traversée. En fait, il faut attendre qu'un cycle de circulation ait été réalisé pour que les piétons aient le droit de traverser : d'abord les voitures qui traversent votre voie, celles qui tournent à gauche, celles qui tournent à droite (de chaque côté de la voie) et normalement après, il y a une chance pour que vous puissiez traverser ! Donc si vous appuyez juste après le moment où ça aurait pu être votre tour, vous devez vous farcir une longue attente... Très longue !
Pour résumer : vous attendez en moyenne une minute au feu, et vous avez en moyenne 10 secondes pour traverser, faute de quoi vous mourrez écrasé par une voiture ! Et pour indiquer que le moment tant attendu est enfin arrivé, vous avez droit à un magnifique bruit, ressemblant un peu à celui d'un pistolet laser ! A cet instant, c'est la course. Le coup de pistolet déclenchant la course (même si ce n'est que de la marche rapide).

Dans Auckland, vous avez une légère différence : certains grands carrefours vous indiquent le temps qu'il vous reste !

Et comme vous pouvez le voir, le feu piéton est rouge. Il ne reste vert que pendant 5 secondes (à peine), et clignote rouge pendant le temps qu'il reste avant de passer instantanément au vert pour les voitures.
Comme vous le savez probablement tous, la Nouvelle-Zélande fait encore partie du Commonwealth, ce qui implique qu'elle garde des petits souvenirs de sa perfide ancienne mère patrie. Dont la conduite à gauche... Et oui, ils conduisent à gauche, avec priorité à...droite ! A la limite, ce n'est pas si idiot que ça : le volant étant à droite, on voit bien ce qu'il se passe à notre droite. Et leurs panneaux de circulation sont assez fabuleux. A part les bons vieux classiques STOP, "Cédez le passage" et sens interdit (même s'ils ne sont pas exactement comme en France, et je ne parle pas de la langue), leurs autres panneaux sont tous jaunes (et oranges fluos lors des travaux).
Vous remarquerez sur cette photo la conséquence de la circulation à gauche : les ronds-points sont dans l'autre sens, relativement à notre sens franchouillard.
Mais la principale attraction de cette circulation reste la traversée des passages piétons. En effet, ici les passages cloutés ne se trouvent qu'à proximité des écoles. Ailleurs, nous avons le doit à de simples traits, montrant la présence d'un passage. Mais là n'est pas la chose étrange...
Contrairement à la France où les piétons ont la priorité, ici, les voitures font la loi. Pour être précis, un feu vert pour les piétons ne s'allumera que si quelqu'un en a fait la demande... Mais pas forcément rapidement ! Et oui, les fameux boutons permettant de demander le feu piéton servent en NZ ! Ils ne sont pas là simplement pour faire jolis, contrairement à 98% de ceux que l'on peut trouver en France. Si vous n'appuyez pas dessus, jamais vous ne passerez (à moins que quelqu'un le fasse pour vous) !
Et ces feux ont une autre particularité : le temps d'attente au feu est inversement proportionnel au carré du temps de traversée. En fait, il faut attendre qu'un cycle de circulation ait été réalisé pour que les piétons aient le droit de traverser : d'abord les voitures qui traversent votre voie, celles qui tournent à gauche, celles qui tournent à droite (de chaque côté de la voie) et normalement après, il y a une chance pour que vous puissiez traverser ! Donc si vous appuyez juste après le moment où ça aurait pu être votre tour, vous devez vous farcir une longue attente... Très longue !
Pour résumer : vous attendez en moyenne une minute au feu, et vous avez en moyenne 10 secondes pour traverser, faute de quoi vous mourrez écrasé par une voiture ! Et pour indiquer que le moment tant attendu est enfin arrivé, vous avez droit à un magnifique bruit, ressemblant un peu à celui d'un pistolet laser ! A cet instant, c'est la course. Le coup de pistolet déclenchant la course (même si ce n'est que de la marche rapide).
Dans Auckland, vous avez une légère différence : certains grands carrefours vous indiquent le temps qu'il vous reste !
Et comme vous pouvez le voir, le feu piéton est rouge. Il ne reste vert que pendant 5 secondes (à peine), et clignote rouge pendant le temps qu'il reste avant de passer instantanément au vert pour les voitures.
samedi 6 mars 2010
Ruuuuuuuuuuuuuuuuuuuuby !
Et oui, comme le disent les toulousains, je suis enfin aller voir mon premier match de ruuuby (wé, je sais, ce serait plus convaincant avec l'accent !)
Tout d'abord, laissez moi vous raconter le contexte. J'allais manger, et là je rencontre des gens avec qui j'avais bien sympathisé. Je les vois courir dans tous les sens dans une chambre, et l'une d'entre eux me dit : "Je vais voir le match. Tu veux venir ?". Donc j'ai lâché ma poêle et ma casserole, direction le stade d'Hamilton. Bon, en fait, la fille qui allait voir le match est allemande, et donc nous sommes allé rejoindre un groupe d'allemand. Cela aura son importance plus tard, vous verrez !
Le match était un match de championnat (du Super 14), qui opposait les Chiefs (d'Hamilton) aux Queensland Reds (des australiens, donc les ennemis du pays). Les Chiefs étaient 3ème, les Reds vers la 10ème place.
Ah, pour ceux qui ne sont pas du tout au courant de ce qu'est le Super 14, il s'agit d'un championnat regroupant les 5 meilleures équipes de Nouvelle-Zélande, les 5 meilleures équipes d'Afrique du Sud, et les 4 meilleures équipes d'Australie (l'année prochaine, le championnat deviendra le Super 15, en ajoutant une équipe australienne).
Le coup d'envoi était à 19h35. Nous sommes arrivés à 19h40. Rien de bien dramatique. Les allemands avaient pris les places les moins chères (15 $, soit 8 €), mais forcément, c'étaient les places les plus pourries : face au poteau, sans siège, mais avec l'écran en face (par contre, le score et le temps était affichés... sur un écran se trouvant de notre côté...). Mais passons ces détails ! Par contre, ça se sent que c'était l'évènement du jour, voire du mois. Bien que les sièges ne soient pas tous remplis, la zone où nous nous trouvions était pleine à craquer. En fait, c'était le premier match à domicile de la saison pour les Chiefs. Donc, une bonne partie de la ville était venue voir le match.
Bon, le temps d'acheter ma place et de rentrer, nous avions bien raté 8 minutes de match. En fait, en arrivant, nous avons vu le deuxième essai des Chiefs. Ça s'annonçait bien pour eux, en 8 minutes, ils menaient déjà 15 à 0. A la mi-temps, score assez posé de 18-7 alors que les Reds jouaient depuis à peu près 6 minutes à 14. Tout s'annonçait bien !
Mais la deuxième mi-temps fut un carnage. Les Reds ont donné une leçon de rugby aux Chiefs. Résultat des courses : 18-23 pour les Reds... Donc première défaite de la saison, première à domicile, ça fait mal.
Mais parlons un peu des spectateurs. Puisque la vente de bière est autorisée dans le stade (d'ailleurs, tu repères de loin le stand...), il y a forcément des gens bien saouls qui crient toutes les 20 secondes...pour rien ! Et des bouteilles volent de temps à autre...mais elles sont en plastique ! Ils ont prévu leur coup ! Ah, et vers la fin du match, un loustic a fait rire les gens en passant les "barrières" de sécurité et en courant sur le terrain. Il a rapidement été agrippé par 2 vigiles...
Bon, par contre, il y a eu deux choses compliquées pour moi lors de ce match : la langue, et les allemands. Parce que c'est bien beau de connaître le nom des actions en français, mais pour expliquer aux allemands ce qu'il se passe, et ce en anglais, c'est difficile ! Et oui, comme l'a résumé un local lorsqu'il a appris nos nationalités :"Donc lui [en me pointant du doigt] connaît le rugby, mais pas vous [les allemands] !" Le rugby n'étant pas du tout populaire en Allemagne, les allemands n'ont rien compris à ce qu'il se passait pendant les 80 minutes du match...
Et après, nous sommes allé dans un bar où, chaque soir, un groupe différent joue. Donc c'est vraiment sympa. Mais cette soirée m'a permis de confirmer le fait que le monde est minuscule. En effet, les allemands m'ont fait rencontrer Pierre, qui est né à la Tronche... Pour les non-initiés, La Tronche est la ville dans laquelle se situe...le CHU de Grenoble ! Ah, et on a été dans la même prépa, à un an d'intervalle, mais pas dans le même filière (il était en BCPST : prépa bio) ! Voilà, le monde est vraiment petit !!!
Tout d'abord, laissez moi vous raconter le contexte. J'allais manger, et là je rencontre des gens avec qui j'avais bien sympathisé. Je les vois courir dans tous les sens dans une chambre, et l'une d'entre eux me dit : "Je vais voir le match. Tu veux venir ?". Donc j'ai lâché ma poêle et ma casserole, direction le stade d'Hamilton. Bon, en fait, la fille qui allait voir le match est allemande, et donc nous sommes allé rejoindre un groupe d'allemand. Cela aura son importance plus tard, vous verrez !
Le match était un match de championnat (du Super 14), qui opposait les Chiefs (d'Hamilton) aux Queensland Reds (des australiens, donc les ennemis du pays). Les Chiefs étaient 3ème, les Reds vers la 10ème place.
Ah, pour ceux qui ne sont pas du tout au courant de ce qu'est le Super 14, il s'agit d'un championnat regroupant les 5 meilleures équipes de Nouvelle-Zélande, les 5 meilleures équipes d'Afrique du Sud, et les 4 meilleures équipes d'Australie (l'année prochaine, le championnat deviendra le Super 15, en ajoutant une équipe australienne).
Le coup d'envoi était à 19h35. Nous sommes arrivés à 19h40. Rien de bien dramatique. Les allemands avaient pris les places les moins chères (15 $, soit 8 €), mais forcément, c'étaient les places les plus pourries : face au poteau, sans siège, mais avec l'écran en face (par contre, le score et le temps était affichés... sur un écran se trouvant de notre côté...). Mais passons ces détails ! Par contre, ça se sent que c'était l'évènement du jour, voire du mois. Bien que les sièges ne soient pas tous remplis, la zone où nous nous trouvions était pleine à craquer. En fait, c'était le premier match à domicile de la saison pour les Chiefs. Donc, une bonne partie de la ville était venue voir le match.
Bon, le temps d'acheter ma place et de rentrer, nous avions bien raté 8 minutes de match. En fait, en arrivant, nous avons vu le deuxième essai des Chiefs. Ça s'annonçait bien pour eux, en 8 minutes, ils menaient déjà 15 à 0. A la mi-temps, score assez posé de 18-7 alors que les Reds jouaient depuis à peu près 6 minutes à 14. Tout s'annonçait bien !
Mais la deuxième mi-temps fut un carnage. Les Reds ont donné une leçon de rugby aux Chiefs. Résultat des courses : 18-23 pour les Reds... Donc première défaite de la saison, première à domicile, ça fait mal.
Mais parlons un peu des spectateurs. Puisque la vente de bière est autorisée dans le stade (d'ailleurs, tu repères de loin le stand...), il y a forcément des gens bien saouls qui crient toutes les 20 secondes...pour rien ! Et des bouteilles volent de temps à autre...mais elles sont en plastique ! Ils ont prévu leur coup ! Ah, et vers la fin du match, un loustic a fait rire les gens en passant les "barrières" de sécurité et en courant sur le terrain. Il a rapidement été agrippé par 2 vigiles...
Bon, par contre, il y a eu deux choses compliquées pour moi lors de ce match : la langue, et les allemands. Parce que c'est bien beau de connaître le nom des actions en français, mais pour expliquer aux allemands ce qu'il se passe, et ce en anglais, c'est difficile ! Et oui, comme l'a résumé un local lorsqu'il a appris nos nationalités :"Donc lui [en me pointant du doigt] connaît le rugby, mais pas vous [les allemands] !" Le rugby n'étant pas du tout populaire en Allemagne, les allemands n'ont rien compris à ce qu'il se passait pendant les 80 minutes du match...
Et après, nous sommes allé dans un bar où, chaque soir, un groupe différent joue. Donc c'est vraiment sympa. Mais cette soirée m'a permis de confirmer le fait que le monde est minuscule. En effet, les allemands m'ont fait rencontrer Pierre, qui est né à la Tronche... Pour les non-initiés, La Tronche est la ville dans laquelle se situe...le CHU de Grenoble ! Ah, et on a été dans la même prépa, à un an d'intervalle, mais pas dans le même filière (il était en BCPST : prépa bio) ! Voilà, le monde est vraiment petit !!!
jeudi 4 mars 2010
Environ 98,4% !
Je tenais à écrire cet article malgré le fait qu'il n'ait pratiquement rien à voir avec la Nouvelle-Zélande. En fait, le seul lien avec ce pays est le lieu où l'élément déclencheur s'est produit.
Lors de la rédaction de mon précédent article, j'ai eu la visite inopinée d'un homme, assez âgé (un léger début de cinquantaine), très gentil, avec les yeux un peu trop dans le vague pour être quelqu'un de normal (bien qu'il soit impossible de définir la normalité). Comme vous le sentez venir, il s'agissait d'un prêcheur... Mais un bon, bien illuminé comme je les aime. Je les sens venir à 3km, mais vous savez, il n'y a que les témoins de Jéhovah que j'éjecte sans coup de semonce. Mais ils sont reconnaissables de loin, puisqu'ils se déplacent toujours par deux, tels des inséparables. Donc faciles à chasser. Et c'est aussi pour cela que j'ai été triste de ne pas les avoir vu lorsqu'ils venaient harponner les chinois à Télécom ! Ils se seraient fait éjecté de la Maisel manu militari !
N'empêche, croyez-le ou non, je l'ai écouté. Et j'ai réussi à être gentil pendant approximativement 5 minutes. Vous avez bien entendu, 5 minutes ! Avec un prêcheur... Il faut dire qu'il a bien commencé, il a fait sa prêche habituelle (sur l'âme, Jésus...), jusqu'à un moment crucial... Soutenant la théorie du Big Bang et la théorie de l'évolution jusqu'au bout des ongles, ce qu'il a dit m'a lancé. Je dois même dire que ma relative timidité à débattre en anglais a disparu ! Il faut dire qu'il méritait de se faire rappeler à l'ordre : après lui avoir expliqué que nous sommes des animaux (Darwin, tout ça), il a eu le malheur de me dire que non, les animaux et l'Homme n'avaient rien à voir !!!!!!!!!!!!
Voilà pourquoi un titre aussi énigmatique. Car confronter mon ami le bonobo et votre humble serviteur (pas pour un concours de grimace) est un bon exemple de l'évolution ! Et dire que nous avons environ 98,4% de gênes en commun, et que nous sommes pourtant si différents ! Les mauvaises langues iront jusqu'à dire que Christophe Lambert et ce bonobo auraient même 99,8% de gênes en commun... Cela tient à peu de choses quand même !
Toujours est-il qu'après lui avoir rit au nez, je l'ai abandonné sur le pas de ma porte, cette dernière ayant été fermé après une dernière forme de monologue, lorsqu'il m'expliquait que même les galaxies avaient été créées et tourne grâce à Dieu...
Mais où est-ce que je veux en venir ? Il y a de nombreuses choses que je méprise sur Terre, mais le créationniste doit probablement être la première sur ma liste. Comment, avec tout le savoir que nous, êtres humains, avons engrangé, peut-on croire que la Terre a été créé en 6 jours il y a approximativement 10000 ans ?! Ou que l'Homme ne descende pas de ce long processus qu'est l'évolution ?! Ou que les galaxies tournent grâce à Dieu, et non pas à cause de la gravité ?! Je crois que ce qui m'a le plus désolé dans tout ça, c'était de savoir que cet homme est ingénieur. Ce qui implique des études, du savoir... Que l'on croit en Dieu, ou en plusieurs divinités, n'est pas le problème : tout le monde a le droit de croire. Mais que l'on ne vienne pas réfuter les affirmations scientifiques ! De grands scientifiques croient en Dieu, mais savent que ce que leur disent les faits et les preuves (le Big Bang ou l'évolution pour prendre les thèmes les plus brûlants) est plus vrai que ce que dit, sans preuve, un livre de près de 5000 ans (la Genèse faisant parti de l'Ancien Testament). Je conseille d'ailleurs de lire la très courte nouvelle "Au prix du papyrus" d'Isaac Asimov, qui donne une explication à la Genèse.
Pour les teubreux qui ont lu mes articles dans le CdV, vous vous rappelez probablement de ceci. Mais pour les autres, voilà une citation de Bertrand Russell, dans un article de 1952 :
"Si je suggérais qu'entre la Terre et Mars se trouve une théière de porcelaine en orbite elliptique autour du Soleil, personne ne serait capable de prouver le contraire pour peu que j'aie pris la précaution de préciser que la théière est trop petite pour être détectée par nos plus puissants télescopes. Mais si j'affirmais que, comme ma proposition ne peut être réfutée, il n'est pas tolérable pour la raison humaine d'en douter, on me considérerait aussitôt comme un illuminé. Cependant, si l'existence de cette théière était décrite dans d'anciens livres, enseignée comme une vérité sacrée tous les dimanches et inculquée aux enfants à l'école, alors toute hésitation à croire en son existence deviendrait un signe d'excentricité et vaudrait au sceptique les soins d'un psychiatre à une époque éclairée ou de l'Inquisition en des temps plus anciens."
Lors de la rédaction de mon précédent article, j'ai eu la visite inopinée d'un homme, assez âgé (un léger début de cinquantaine), très gentil, avec les yeux un peu trop dans le vague pour être quelqu'un de normal (bien qu'il soit impossible de définir la normalité). Comme vous le sentez venir, il s'agissait d'un prêcheur... Mais un bon, bien illuminé comme je les aime. Je les sens venir à 3km, mais vous savez, il n'y a que les témoins de Jéhovah que j'éjecte sans coup de semonce. Mais ils sont reconnaissables de loin, puisqu'ils se déplacent toujours par deux, tels des inséparables. Donc faciles à chasser. Et c'est aussi pour cela que j'ai été triste de ne pas les avoir vu lorsqu'ils venaient harponner les chinois à Télécom ! Ils se seraient fait éjecté de la Maisel manu militari !
N'empêche, croyez-le ou non, je l'ai écouté. Et j'ai réussi à être gentil pendant approximativement 5 minutes. Vous avez bien entendu, 5 minutes ! Avec un prêcheur... Il faut dire qu'il a bien commencé, il a fait sa prêche habituelle (sur l'âme, Jésus...), jusqu'à un moment crucial... Soutenant la théorie du Big Bang et la théorie de l'évolution jusqu'au bout des ongles, ce qu'il a dit m'a lancé. Je dois même dire que ma relative timidité à débattre en anglais a disparu ! Il faut dire qu'il méritait de se faire rappeler à l'ordre : après lui avoir expliqué que nous sommes des animaux (Darwin, tout ça), il a eu le malheur de me dire que non, les animaux et l'Homme n'avaient rien à voir !!!!!!!!!!!!
Voilà pourquoi un titre aussi énigmatique. Car confronter mon ami le bonobo et votre humble serviteur (pas pour un concours de grimace) est un bon exemple de l'évolution ! Et dire que nous avons environ 98,4% de gênes en commun, et que nous sommes pourtant si différents ! Les mauvaises langues iront jusqu'à dire que Christophe Lambert et ce bonobo auraient même 99,8% de gênes en commun... Cela tient à peu de choses quand même !
Toujours est-il qu'après lui avoir rit au nez, je l'ai abandonné sur le pas de ma porte, cette dernière ayant été fermé après une dernière forme de monologue, lorsqu'il m'expliquait que même les galaxies avaient été créées et tourne grâce à Dieu...
Mais où est-ce que je veux en venir ? Il y a de nombreuses choses que je méprise sur Terre, mais le créationniste doit probablement être la première sur ma liste. Comment, avec tout le savoir que nous, êtres humains, avons engrangé, peut-on croire que la Terre a été créé en 6 jours il y a approximativement 10000 ans ?! Ou que l'Homme ne descende pas de ce long processus qu'est l'évolution ?! Ou que les galaxies tournent grâce à Dieu, et non pas à cause de la gravité ?! Je crois que ce qui m'a le plus désolé dans tout ça, c'était de savoir que cet homme est ingénieur. Ce qui implique des études, du savoir... Que l'on croit en Dieu, ou en plusieurs divinités, n'est pas le problème : tout le monde a le droit de croire. Mais que l'on ne vienne pas réfuter les affirmations scientifiques ! De grands scientifiques croient en Dieu, mais savent que ce que leur disent les faits et les preuves (le Big Bang ou l'évolution pour prendre les thèmes les plus brûlants) est plus vrai que ce que dit, sans preuve, un livre de près de 5000 ans (la Genèse faisant parti de l'Ancien Testament). Je conseille d'ailleurs de lire la très courte nouvelle "Au prix du papyrus" d'Isaac Asimov, qui donne une explication à la Genèse.
Pour les teubreux qui ont lu mes articles dans le CdV, vous vous rappelez probablement de ceci. Mais pour les autres, voilà une citation de Bertrand Russell, dans un article de 1952 :
"Si je suggérais qu'entre la Terre et Mars se trouve une théière de porcelaine en orbite elliptique autour du Soleil, personne ne serait capable de prouver le contraire pour peu que j'aie pris la précaution de préciser que la théière est trop petite pour être détectée par nos plus puissants télescopes. Mais si j'affirmais que, comme ma proposition ne peut être réfutée, il n'est pas tolérable pour la raison humaine d'en douter, on me considérerait aussitôt comme un illuminé. Cependant, si l'existence de cette théière était décrite dans d'anciens livres, enseignée comme une vérité sacrée tous les dimanches et inculquée aux enfants à l'école, alors toute hésitation à croire en son existence deviendrait un signe d'excentricité et vaudrait au sceptique les soins d'un psychiatre à une époque éclairée ou de l'Inquisition en des temps plus anciens."
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