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jeudi 6 mai 2010

L'île du Sud, vue du ciel

J'avoue, ce n'est pas complètement fini. Car entre Nelson et Hamilton, il y légèrement du chemin, et surtout de l'eau entre les deux villes. Donc plutôt que de passer deux jours pour rentrer, j'ai préféré me reposer le dimanche, et rentrer avec le moyen de transport le plus rapide : l'avion.

Enfin, les avions. Car le voyage fait Nelson-Wellington et Wellington-Hamilton. Les avions sont du même type, et ressemble farouchement aux coucous utilisés pour faire Lyon-Brest.

Donc première étape, Nelson-Wellington. Après avoir abandonné la fière compagne de mes vacances (la voiture que j'avais louée), je monte dans l'avion pour le trajet le plus court jamais fait : 35 minutes dans les airs. En gros, à peine en l'air, il faut redescendre. Mais la vue valait le coup d'œil. D'abord, une petite vue du sud de la région de Nelson, en direction des Alpes méridionales.

Justement, voilà Nelson, et ses alentours, vus du ciel :

Le chemin pris est assez complexe, puisque l'avion traverse presque l'île d'ouest en est, pour remonter vers Wellington. Donc, nous revenons vers les Malbourough Sounds (cf article sur la traversée, et l'article suivant) :



Mais, en fait, vous vous dites que je n'ai pas fait réellement le tour de l'île du Sud ? Et bien si en fait, puisque justement, dans la photo ci-dessus, vous pouvez voir Picton. Me revoilà revenu à mon point de départ (j'avoue, avec plusieurs km d'altitude de différence). Donc symboliquement, voilà la fin de mon tour de l'île du Sud.


Mais continuons vers le nord. Voilà la fin de l'île du Sud, et le début proche de l'île du Nord.

Après un atterrissage au bord de l'eau, et un passage dans l'aéroport de Wellington, qui fait un peu petit par-rapport à l'aéroport d'Auckland (alors que Wellington est la capitale du pays), me voilà reparti dans un petit avion.

Bon, peu d'images intéressantes puisqu'une bonne partie de l'île du Nord était sous les nuages. D'ailleurs, je ne vous ai jamais dit le nom maori de la NZ : Aotearoa. Ce qui veut dire "le pays du long nuage blanc". Donc preuve que c'est assez souvent que des nuages se forment à proximité des côtes. Et là, ils étaient aussi au-dessus de la terre. Mais j'ai quand même pu voir les trois monts du parc Tongariro, zone volcanique qui a fait les beaux jours du Seigneur des anneaux : c'est le Mordor !


Wé, avec la neige, ça fait moins effrayant. Et, dans le bleu du ciel, voilà le troisième, le mont Ngauruhoe, ou, pour Gandalf, la Montagne du Destin, là où a été forgé l'anneau.


Voilà, arrivé à Hamilton, mes vacances étaient terminées (enfin, j'ai eu un jour de repos après). Voilà une carte de mon parcours : en bleu, les routes parcourues en voiture; en rouge, en bus; en jaune, en bateau; en violet, en avion; et enfin, les étapes sont les points verts.


Et pour finir en beauté !

Quittons la grise ville de Greymouth pour des contrées plus nordiques, mais beaucoup plus enchanteresse. Toujours le long de la nationale 6, remontons donc vers le nord. Sur la route menant à Westport, la route suit le Paparoa National Park, et pas loin de la route, en direction de la côte, se trouve une merveille de la nature assez impressionnante : les Pancake Rocks et ses Blowholes, à Punakaiki. J'ai été chanceux, car une mer comme ça est pratique pour voir pleinement la merveille des Pancake Rocks.

Mais cela ne nous aide pas vraiment à comprendre pourquoi ce nom ? En fait, il faut regarder les rochers à gauche attentivement :


En fait, les Pancake Rocks sont un empilement de couches calcaires, qui ressemblent à une pile de pancakes ! Ce qui donne le paysage relativement chaotique que vous pouvez voir au-dessus. Et bien sur, étant composées de calcaire, la mer de Tasman a eu le temps d'éroder les rochers.


Et l'érosion a créé l'autre intérêt du lieu : les blowholes :


En fait, l'eau des vagues se retrouvent comprimée contre la paroi, et l'eau s'engouffre alors dans des tubes formées naturellement par l'érosion. L'eau comprimé est alors éjectée en un jet relativement puissant. Et pour avoir été surpris par un de ces jets, ça fait une bonne douche. Mais bon, je crois que la douche à l'eau de mer n'est pas la plus recommandé pour la peau...

Justement, le voilà, ci-dessus, le jet d'eau qui m'a surpris (et qui a accessoirement arrosé mon appareil photo).


La photo suivante a lieu dans une sorte de trou naturel, assez effrayant car le chemin tourne autour de ce trou, sachant que l'eau passe sous un pont naturel (légèrement renforcé pour éviter les risques) et remplit et "vide" ce trou au rythme des vagues.


Le parc et ses alentours est peuplé d'un oiseau natif que j'ai déjà rencontré à trois reprises : le weka. Relativement rare ailleurs (quasi-disparu dans l'île du Nord), il y en a beaucoup sur Stewart Island et sur la côte ouest de l'île du Sud. Et bien qu'il soit interdit de les nourrir, les gens ne peuvent pas s'en empêcher...


Mais continuons la route. Avant de passer par Westport (où je ne m'attarderai pas), petit tour au cap voisin, le Cap Foulwind. Déjà, petite vue de la plage le long de Tauranga Bay (rien à voir avec la ville de Tauranga, qui se situe dans l'île du Nord).

Le long de la côte, sur un banc de rochers au bord de l'eau, une colonie d'otaries se prélasse tranquillement au soleil.


Mais regardons un peu plus la dure vie des kekeno (leur nom maori).


Bronzage au soleil, il ne manquerait plus que les cocktails et un parasol. Mais bien que la plupart se reposent tranquillement, certains ont l'air de combattre un peu, pour un coin de rocher :


Ou peut-être juste pour pousser l'autre otarie à s'éloigner du petit. Mais bon, je ne comprends pas les cris poussés par les otaries. Un tout petit peu plus loin, la piste continue pour se diriger vers le phare du cap.


Et oui, encore un panneau indicateur. Voyez, je n'étais pas loin de la France. Juste 16 376 km de Paris. Pas loin je vous dit ! Les plantes que vous voyez autour du chemin sont celles dont les branches sont utilisées par les maoris pour faire des vêtements (le lin de Nouvelle Zélande). Mais soudain, un weka sauvage apparaît !


Bon, étant suis un peu pressé, j'ai pris la voiture pour aller voir le phare, pour éviter une heure et demie de marche aller. Mais avant, un petit visiteur se trouve sur la plage, une échasse :


Donc dirigeons-nous vers Westport, mais passons d'abord voir le phare, et le panorama de la côte :


Comme je vous l'ai dit, je ne me suis pas attardé à Westport. Il me faut quitter la côte pour retourner dans les terres. Et la route passe au milieu de gorge, autour du Buller, le fleuve se jetant dans la mer de Tasman au niveau de Westoport. Cette rivière a la particularité de passer sur la ligne de "faille", et c'est donc à ce niveau que les deux plaques sur laquelle se trouve la NZ se rencontrent, et "glissent" l'une contre l'autre.


En continuant la route, j'arrive enfin à Nelson. La ville, qui est la capitale de la région (minuscule) du même nom, tient son nom de l'amiral Nelson, héros britannique pour nous avoir battu à Trafalgar... Il en est mort d'ailleurs (ahah !). La région est minuscule (car elle a perdu toute sa partie est, au détriment de Blenheim, qui devint capitale de la région des Malbourough). Donc pas étonnant que la principale rue de la ville s'appelle Trafalgar Street. La principale place de la ville est autour de la cathédrale protestante, sur Church Hill.


Au sud de la colline il est possible de voir quelques vieilles villas.


Et finissons par une vue du centre-ville, aux abords de la colline :


Voilà, la dernière étape de mes vacances. Mais pas complètement la fin, car il faut que je rentre sur Hamilton. Prochain et dernier article sur mes vacances : le retour à Hamilton.

vendredi 30 avril 2010

Et pour quelques dollars de plus...vous reprendrez bien une p'tite glace ?

Je ne vous ferai pas saliver plus longtemps, voilà le Franz Josef Glacier :


Et comme vous pouvez le remarquer, le temps ne m'apprécie vraiment pas ! Et oui, il s'est mis à pleuvoir alors que j'approchais le glacier. Au bout d'une marche de près d'une heure à travers la forêt (à 300m d'altitude, donc toujours la même forêt) puis la vallée glaciaire, on peut arriver au pied du glacier. Les différents cours d'eau qui bordent, traversent et submergent le sentier sont alimentés par la pluie, les cascades et la glacier en lui-même.


C'est donc en enjambant une petite rivière, en marchant sur les cailloux et en survivant à la pluie que l'on peut s'approcher...


...puis atteindre le glacier.


Voilà le lieu de naissance de la principale rivière. Sous cette arche de glace. Ce glacier possède de nombreuses arches, et fait 12 km de long. Alors je disais qu'il ne faisait pas trop froid, c'est de moins en moins vrai au fur et à mesure de mon approche du glacier. Le vent passe sur la neige et donc l'air est plus froid.


Et comme souvent, on ne peut pas s'approcher de trop près du glacier, ni de cette magnifique arche (le retour des cordes jaunes et des panneaux rouges et jaunes).

Comme à chaque endroit magnifique, un pitit souvenir, avec des magnifiques gouttes d'eau sur l'objectif... Arrivé au bout du parcours, j'ai fait demi tour pour retourner à la voiture.

Et bien sûr, en repartant, la pluie a commencé à faiblir, et le soleil à faire de timides apparitions. Donc, comme d'habitude, un arc-en-ciel a pointé le bout de ses nez (en fait, il n'y a pas un mais deux arc-en-ciel à chaque fois, de par la réflexion des rayons lumineux dans les gouttes d'eau; le deuxième est très peu lumineux, donc difficile à voir).


En regardant bien, on peut distinguer le second arc qui commence presque au milieu du front du glacier. Au fait, vous vous rappelez de la rivière que l'on doit traverser pour poursuivre le chemin ? Et bien voilà le gué :


Et malgré ma chance habituelle, je ne me suis pas trempé les pieds. Et puisqu'il faut bien finir avec le glacier, une petite dernière photo pour la route :


Car la route est longue, et la pente est forte (ah, Raffarin, sort de ce corps !). Le retour à la civilisation se fait à Hokitika, au bord de la mer de Tasman, au nord des glaciers. La région autour d'Hokitika a toujours été un repaire de mineurs et de carriers. Avant les européens et les chinois dans les mines d'or (j'y reviendrai un peu plus loin), des pierres étaient récupérées puis travaillées par les maoris. En effet, cette partie de la NZ, à la pointe du Westland/Tai Poutini, est riche en jade (néphrite ici) ou pounamu, pierre très importante dans la culture maorie.
D'ailleurs, Poutini était un géant qui créa le jade.

Le pounamu est très dur, donc difficile à tailler mais aussi très pratique pour fabriquer des armes. Et sa couleur permet d'obtenir de très beaux bijoux. Mais l'attrait de la ville pour les européens vint de l'or, le jade n'intéressant que les touristes, bien plus tard. La ville a donc été très riche, et possède encore de nombreuses marques de sa soudaine richesse.


Mais les nombreux incendies qui ont ravagé la ville au XIXème siècle ont fait perdre à la ville une part importante de son caractère : on pouvait y trouver des dizaines d'hôtels et de bars. La route du jour est bientôt finie, je m'approche enfin de Greymouth, mon étape.

Mais d'abord, remontons le temps, grâce à mes supers pouvoirs, à l'époque de la ruée vers l'or.


Mes pouvoirs m'ont emmené près de Greymouth, dans le village de Shantytown. La ville est la reconstitution d'une ville typique de la ruée vers l'or néo-zélandaise.


Un détail trahit la modernité du lieu (deux en fait) : la rue goudronnée, et les bancs. Sinon, on s'y croirait ! Des gens ont vraiment habité dans la zone, sous la forme de petits hameaux, mais ils ont a été abandonné après la fin de la ruée vers l'or. Shantytown a essayé de recréer une ville type, pas exactement ce qui se trouvait ici, mais les bâtiments sont des répliques de vrais bâtiments. Seule une scierie est restée à proximité après la mort de la région de Shantytown. Et comme dans toutes les villes créées pendant la folie de l'or, des chinois s'y étaient installés :


Pour rejoindre la scierie, un seul moyen, le train, avec un "équipage" (le chauffeur plus un "mécano") en habit d'époque, pour une locomotive fonctionnant à l'eau et au charbon, à l'ancienne.


En revenant vers la scierie, on passe devant une animation permettant de chercher de l'or.

Nous voilà de retour au centre ville.


Le petit bâtiment à gauche avec les colonnes, sur le côté de cette immense maison, est une loge maçonnique. Contrairement à la France où les francs-maçons restent assez cachés et sont peu aimés, ici, en NZ, les loges ont pignon sur rue. Voilà que mon tour du village s'achève. Mais il me reste un travail à faire. Je n'ai pas trouvé d'or et comme les voyages ça coûte cher, il faut que je me refasse. Donc j'ai décidé de braquer la banque.

Aaaah noooooon, les guichets sont fermés. Tant pis, une autre fois. Partons donc vers Greymouth avant que quelqu'un ne découvre mon projet raté. Greymouth est une ville au bord de mer, qui a survécu à la fin de la ruée vers l'or grâce à son petit port, mais surtout par la découverte de charbon. La ville n'est néanmoins pas très intéressante, surtout parce que la jetée est en travaux...


Pour finir cette journée, après un tour rapide à Greymouth, j'ai décidé (après l'avoir appris quelques minutes plus tôt) que malgré la fermeture de presque tous les magasins/musées du centre ville, une seule chose était ouverte après 16h30 (heure classique de fermeture en NZ) : la brasserie de la ville. Enfin devrais-je dire, l'une des plus grandes brasseries de NZ : Monteiths. Faut dire que c'est presque le truc le plus typique à faire à Greymouth.

Donc visite de la brasserie, explication du procédé de fabrication et dégustation à la fin. Alors là, on a même le droit de goûter des grains d'orge et de sentir l'arôme de la bière en train de fermenter. Au-dessus de la cuve, il faut agiter le bras doucement puis faire remonter les arômes ventilés grâce à sa main. Et, il faut l'avouer, ça réveille. Violemment ! Mes sinus ont été débouchés en 1µs par une odeur extrêmement forte de bière. Voilà l'une des fameuses cuves :


La brasserie produit toutes sortes de bières et de dérivés : des blondes aux brunes en passant par des bières plus exotiques (une est une adaptation d'une bière tchèque) et une sorte de panaché en un peu plus alcoolisé. Et maintenant, ils produisent aussi du cidre (fait pour les fillettes puisqu'il est doux). La dégustation est assez corsée, puisqu'on peut goûter les 6 sortes de bières/cidre (et une cuvée spéciale pour fêter le début de la récolte du houblon), et après, il est possible de se resservir 4 fois, soi-même ce coup-ci. Donc on peut s'amuser au grand jeu du remplissage de bière dans un verre, en essayant de réussir une bière parfaite. Bon, connaissant mon "grand amour" pour cette boisson, je ne me suis resservi qu'une fois, pour tester mon habilité à servir une bière pression... Et bien, je m'en suis pas mal sorti ! Comme je viens de le dire, normalement, on pouvait se resservir jusqu'à 4 fois. Mais certains ont réussi à en avoir plus, quand la barmaid ne regardait pas. Ce qui n'a pas duré. Et cela a permis d'entendre l'argument du siècle, donné par l'un des soifards engueulé par la barmaid :
"_Mais madame, je peux me servir encore une autre fois (ndlr : ça faisait déjà 5 fois qu'il s'était resservi), car je ne suis pas saoul !
_Non, je suis désolé mais vous ne pouvez pas.
_Mais je peux boire plus, je suis allemand !"

Au moins, il a eu le mérite de faire rire tout le monde. Et c'est sur cette visite que se termine ma journée, à une étape de ma destination finale : Nelson.
 
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