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mercredi 9 juin 2010

La fin des cours (avec un peu de retard...)

Voilà un petit article tout frais, ça faisait longtemps. J'avoue, il n'est pas si frais que ça, il a eu le temps de décongeler depuis le temps : en effet, les cours finissaient vendredi.

Au programme de cette journée de vendredi : du soleil pour faire la sieste en tee-shirt sous un arbre sans feuille, des petits bateaux qui faisaient la course sur un lac, la mécatronique qui touchait à sa fin et les oiseaux qui chantaient un peu.

Cela a été une joie immense d'en finir (presque) définitivement avec la mécatrotro ! Plus besoin de coder en C dans son coin sans que personne ne vienne aider (si l'on néglige les "magnifiques" sourires qu'ils font et les dos qu'ils montrent quand ils te demandent où tu en es de ton projet en mécatrotro et que tu leur expliques que tu ne sais pas comment faire parce que tu n'as jamais appris ce qu'est un pointeur alors que tu en as absolument besoin...). Que du bonheur pendant ces 12 semaines... Menfin, ça, c'est fini. Je peux le jeter aux oubliettes de ma mémoire.

Quoique...

En fait, j'ai toujours mon projet à finir. Le début est charmant : je suis devant un oscilloscope (petit, avec un petit écran) et mon but est de trouver le protocole de fonctionnement des petites voitures sur circuit (pour les enfants). Normalement, je devrais avoir accès à un oscilloscope plus grand, sinon je devrais me contenter des plus ou moins 30 "bits" visibles et improviser... Enfin, merci l'ami internet pour m'éviter de découvrir le protocole à l'aveuglette. Mais il paraît que je dois coder en C (encore) la commande des voitures.... Je trouverai bien un moyen d'obtenir une base de code.

Mais vous devez vous demander ce qu'est cette histoire de bateau. Eh bien, c'est tout bête : des étudiants d'ingénierie doivent soit construire un bateau télécommandé, soit gérer le projet. Pour ce que j'en ai compris (je n'ai vu que de loin les réunions), les premiers sont plus ou moins 10 par équipe et sont plutôt entre la 2ème et 3ème année, les seconds sont un par équipe, et sont en 4ème ou 5ème année (une bonne partie de mes collègues de mécatronique avaient pris ce cours). Ils ont un budget et des contraintes à respecter. Et bien sûr, les bateaux s'affrontent lors d'une compétition sur l'un des lacs de l'université, à côté des cafés.

Le principe est simple : deux courses par équipe, les meilleurs temps courent en quart de finale, puis les meilleurs temps vont en demi-finale, et de même pour la finale. Aux premiers tours, 4 concurrents s'affrontent. La piste est simple : juste deux slaloms et un sprint vers l'arrivée (la bouée jaunâtre à droite de la photo est la bouée bâbord d'arrivée) :

Vous devez vous dire que la taille de la piste est suffisamment faible pour que les courses aillent vite. Eh bien, non... Ok, le gagnant à un record à 58s, mais certaines équipes ont atteint 2 min 30, voire 3 minutes... Petite particularité, chaque équipe doit choisir un pays (sachant qu'il y avait quelques fois 2 équipes du même pays, j'imagine que soit ils ont choisis les mêmes pays, soit plusieurs équipes se sont scindées en 2). Voilà le départ :

Comme vous pouvez le voir, certains sont déguisés à la "mode" du pays (en fait, trois sont déguisés sur cette photo... Un indice, outre les "deux du Qatar", le troisième ''est'' du Luxembourg). Alors ? Petite anecdote, cette course n'a eu que 3 participants : le bateau le plus à droite n'est pas parti !

Alors, mes amis les geeks, vous serez heureux d'apprendre que quoi qu'il se passe, c'est toujours Madagascar qui l'emporte. Et pour finir, malheureusement pas de cocorico, le bateau aux couleurs de la France a fait un score relativement mauvais, en finissant dans les derniers !

Voilà, maintenant, l'Université de Waikato est plus ou moins vide pendant encore quelques jours (hormis la bibliothèque qui doit être bondée) avant les examens. Le mien (la mécatrotro est noté en interne, ce qui me fait dire que si je valide, c'est que le professeur Scott m'a vraiment à la bonne) est le 17. Et après, fin du projet, et enfin, vacances !

mercredi 21 avril 2010

Kingitanga Day

Nom de Zeus ! Marty, je crois qu'il nous faut retourner vers le présent ! Allez, il faut que la Dolorean atteigne la vitesse de 88 miles par heure !

Bon, vous l'avez compris, arrivé à un peu plus de mi-parcours de mes récits de vacances, je vais faire un petit retour vers le présent. En effet, aujourd'hui était un jour spécial, puisque c'était férié. Enfin, férié uniquement à l'Université de Waikato. Comme le dit le "journal" du campus, c'est parce que nous on a les maoris ! En effet, aujourd'hui avait lieu la deuxième édition du Kingitanga Day, qui fête l'anniversaire du roi maori, Kingi Tuheitia.

L'anniversaire du roi est plus un prétexte pour faire découvrir la culture maori aux étudiants et au staff de l'uni qu'une simple fête d'anniversaire.

La journée était bien remplie, puisque de nombreux départements organisaient des animations. Même si la plupart étaient des conférences sur les domaines enseignés dans les divers départements tout en ayant un lien avec le monde maori, il y avait également des concerts et des ateliers.

Justement, le matin, je suis allé faire un tour aux ateliers. De 10h à 12h les ateliers, principalement ouverts aux étudiants étrangers, même si des kiwis étaient là, avaient lieu au marae de l'Université, ouvert spécialement pour l'occasion. Après le rituel d'accueil, les personnes présentes ont été séparés en deux groupes : l'un à l'intérieur, l'autre à l'extérieur. Et à la fin de la première activité, les groupes étaient intervertis.


Mais, c'étaient quoi ces activités ?

A l'intérieur, il faisait du "weaving". Forcément, je ne savais pas ce que c'est "weaving" donc ça a été une grande surprise. Et bien, c'est tout bête, c'est du tissage ! Donc le principe était de tisser, comme les maoris autrefois, une couronne en feuille de flax, le lin de Nouvelle-Zélande ou wharariki. Bon, ça ne ressemble pas du tout à du lin mais il s'en servait pour faire des vêtements. Forcément, avec ma dextérité légendaire, ça a été drôle. Mais bon, je ne suis pas le seul à avoir complètement raté son tissage ! Au moins, ça a été très marrant dans le marae. Et j'ai un souvenir de mon désastre, puisqu'on pouvait garder ce que l'on avait fait !

Ensuite, deuxième (et dernière) activité : des danses maoris, ou kapa haka. Première danse, assez simple, juste 5 gestes à apprendre. Et après, il suffisait de suivre les indications des profs, et de le faire en rythme avec la musique. Simple !

Deuxième danse, beaucoup plus compliqué. Cette fois, avec un poi (que l'on pouvait également garder). Toujours peu de gestes, mais il fallait réussir à faire tourner la balle correctement, et même, à un moment, se fouetter l'épaule avec, pour taper le rythme (oh oui, fait moi mal !). Là ça a été comique, vu que nous avions tous franchement du mal à faire les gestes comme il fallait !

Troisième et dernière danse, la plus attendue : le haka ka mate. Il est relativement connu, puisque c'est le haka international, celui fait par les all-blacks avant chaque rencontre. La danse était un peu différente, mais les paroles étaient les mêmes. Donc, en trois parties, on nous a appris à le faire. Ah, important, il fallait crier aux moments importants, et faire des grimaces de guerriers maoris. Après les trois parties, répétées deux fois chacune, deux tentatives complètes. Mais les "professeurs", tous maoris, nous ont fait une démonstration. Et bien maintenant, je comprends l'effet que fait la vue d'un all-black en train de faire le ka mate à moins de 2m ! C'est hyper impressionnant ! Mais après ça, c'était à notre tour d'être 120% meilleur qu'eux, dans une dernière démonstration !

Le reste de la journée a été plus calme : concerts, puis découpage du gâteau. L'un des concerts était sympa, mais assez perturbant : un groupe de maori qui jouait...du reggae et du rock ! Et le découpage du gâteau (il ne faut pas oublier que c'est l'anniversaire du roi) par des officiels (à mon avis, il s'agissait du doyen de l'université et de la fille du roi, le roi n'étant apparemment pas venu cette année) a été précédé d'une ola maori. Le principe est simple : il suffit de lever la tête vers le ciel au lieu de lever les bras. Mais participer à cette ola valait le coup puisque j'ai pu manger une petite part du gâteau royal ! Donc non, le gâteau n'était pas un mensonge !

Et donc je suis probablement passé à la télé néo-zélandaise plus d'une fois aujourd'hui ! Par contre, c'est dommage que ça n'ait duré pas plus longtemps (fini à 15h30).

Et maintenant Doc, si on retournait vers le passé ?

mercredi 31 mars 2010

Neunundneunzig Luftballoons

Merci Jérémy pour la traduction de 99. Je dois avouer que je n'y connais pas grand chose en allemand.

Voilà la fin "tant attendu" de mon samedi, avec le spectacle nocturne des Balloons over Waikato. En fait, je vais devoir réutiliser mes pouvoirs spatio-temporels, car une petite ellipse s'impose. Les "Balloons" ont commencé mercredi, et ont fini ce dimanche. Je n'ai pas vraiment pu y assister tout au long de la "semaine" puisque cela avait lieu le matin (à partir de 7h) de l'autre côté d'Hamilton (vers le lac). Mais j'ai pu assister à la Madness Parade vendredi en début de soirée, parade à laquelle participait la plupart des équipages de montgolfières de l'évènement. Le principe est simple (forcément puisque c'est une parade) : les nacelles étaient sur des "remorques" (malheureusement, elles ne volaient pas) et traversaient la grande rue d'Hamilton, Victoria Street. Et les équipages sont bien sûr déguisés, et s'amusent à réchauffer le cœur des gens (ainsi que le corps des habitants, puisque les brûleurs étaient souvent allumés...).

Oui, je sais ce que vous allez me dire : ce n'est pas vraiment une remorque. Elle ouvrait la parade.




Le tout terminé par une envolée de ballons (de baudruche) dans le ciel :


Mais retournons dans le présent (enfin, dans le présent du texte, c'est à dire le passé : samedi. Vous suivez toujours ?). Avant mon départ pour Waitomo, j'ai pu voir le vol de certains ballons. Enfin, certainsne ressemblent pas à de simples ballons :



En fait, des concerts et animations avaient lieu toute la journée à l'Université, là où avait lieu le spectacle, le soir-même. Donc, en fin d'après-midi, on pouvait déjà voir quelques préparatifs :



Le spectacle était simple : les ballons (23 selon le compte officieux fait au crépuscule) étaient tous gonflés mais cloués au sol, et des lumières venaient les éclairer en fonction de la musique. Le thème devait être le cinéma (lancer le spectacle par le générique de la 20th Century Fox est un signe).


Juste pour indication, ces deux ballons (la maison des leprechauns, avec son abeille géante, et le bonhomme-cadeau) étaient les deux favoris du public. N'empêche, j'étais déçu que cela n'ait pas été la maison des schtroumpfs.



Spectacle grandiose donc, qui ne pouvait se terminer autrement que par un feu d'artifice.

jeudi 25 février 2010

Te Whare Wananga o Waikato

Ce qui, traduit en français, donne : "L'université de Waikato".


Bon, en attendant de voir si ça va bien aujourd'hui, voilà quelques photos de l'Université.
En fait, l'université (de son petit nom, l'Uni... rien à voir avec l'UNI, association d'étudiants orientée politiquement) est assez grande, avec de grands espaces verts (deux lacs, de grands terrains de sport), des magasins où l'on peut acheter à manger, des cartes postales, enfin, toutes sortes de trucs, et des cafés.

Voilà quelques photos pour ravir les fans de la Nature :





En fait, il n'existe pas de RAK (Resto U pour les non-brestois) là-bas, donc soit les gens achètent à manger sur le campus, soit ils amènent de quoi manger. Pour information, ils mangent peu à midi, mais ils font un gros petit déjeuner, et un énorme diner. Donc, autant le dire tout de suite, va falloir que je me débrouille pour apprendre à cuisiner, sinon je vais mourir de faim d'ici 3 semaines...

Puisque nous sommes en terre anglo-maori, des sculptures de type maori se retrouvent sur tous de nombreux bâtiments :




Ah, et en exclusivité mondiale, j'ai retrouvé Jésus. Et bien, non, il n'a pas ressuscité en humain, mais en canard. Eh oui, ce canard marche sur l'eau :

 
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