samedi 6 mars 2010

Rotorua : dimanche

Me revoilà pour la suite de mon week-end à Rotorua. Comme vous avez été patient, voilà plus en détail les geysers que l'on peut voir de ma fenêtre.





Autour de ces extraordinaires œuvres de la nature se trouvent deux oeuvres de l'Homme. En effet, dans la zone du lac de Rotorua se trouvaient 4 tribus de Maoris. Pour eux, le volcanisme était dû à un ancêtre. Donc pas étonnant de trouver des reconstitutions de villages maoris un peu partout, et principalement à côté des zones volcaniques. Ayant prévu autre chose, je décide de ne jeter qu'un coup d'œil à l'un des "musées" maoris à proximité des geysers (et à 5 minutes à pied de l'hôtel).



Bon, n'ayant pas de ticket, je n'ai pas vraiment pu prendre plus de photos de l'entrée, un vigile m'ayant demandé de partir (son patron était dans les parages...).

Mais j'avais décidé de visiter la ville et le musée, donc je reviendrai plus tard visiter ça. Bon, direction le musée de Rotorua. En fait, ce dernier est situé dans un magnifique jardin, Government Gardens, construit à peu près à la même époque que le musée par un certain Malfroy, chevalier de la légion d'honneur (oui, il était français).




Le tout date de la fin du XIXème siècle, et était l'une des principales attractions de la Nouvelle-Zélande. En fait, Rotorua était LA station thermale à la mode dans l'hémisphère Sud. Donc le musée était auparavant...la maison des bains de la ville ! Elle est entourée de nombreux autres anciens (et un moderne) vieilles bâtisses : les bains bleus, le spa polynésien etc.



Mais regardons le musée de plus près.


Euh, j'ai dit plus près :


Comme vous pouvez peut-être le remarquer, le musée est en travaux. En fait, ils continuent de construire le bâtiment, pour qu'il ressemble à ce qui avait été prévu au départ. La maison des bains, en 2005 (avant les travaux), ne possédait pas son extension extrême dans l'aile nord (à gauche), donc ressemblait à l'aile sud (à droite), avec en plus le toit surélevé et sa plateforme, mais sans les 4 tourelles actuelles (qui avaient été retirées dans les années 1930). Après avoir augmenté l'aile nord, ils vont faire de même dans l'aile sud, de manière à rendre le bâtiment symétrique.

Mais rentrons dans le musée. Désolé mais il y aura peu de photos, il est interdit d'en prendre dans de nombreuses galeries. Cela est dû à la présence de nombreux trésors ou photographies de maoris, et par respect pour leurs ancêtres, on ne doit pas prendre de photos. Donc pour plus de détails, et voir plus de photo, cliquez ici. L'intérieur du bâtiment est du même style que l'extérieur, c'est à dire de style élisabéthain.




Alors le musée possède plusieurs zones à voir. J'ai commencé par un film (les sièges bougeaient, on se serait cru au cinémas dynamiques du Futuroscope) racontant quelques histoires locales : l'arrivée du volcanisme à Rotorua, et l'éruption du mont Tarawera en 1886.

Le volcanisme serait apparu lors de l'arrivée des maoris. Le grand chef de la tribu qui explora la région (les Te Arawa) rencontra un grand sorcier qui voulait tuer tous ses hommes. Le chef ayant lui-aussi des pouvoirs, il réussit à l'envoyer dans les tréfonds de la Terre, après avoir fendu la terre. Mais, les explorateurs durent affronter le froid de la montagne. Gelé, presque mort, il convoqua ses ancêtres, qui amenèrent le feu et la chaleur à la région de Rotorua. L'éruption de Tarawera a été quant à elle l'évènement le plus marquant de la région. La zone était connue pour une merveille de la nature : Les "Pink and White Terraces", considérées comme la 8ème merveille du monde. Les européens découvrirent les terrasses, qui devinrent rapidement un lieu hautement toursitique, et un moyen pour les maoris de gagner de l'argent. En effet, ils monnayaient le droit d'entrée, et faisaient d'autres animations... Mais l'argent ne leur amena que des calamités : maladies, alcoolisme etc. Vers le 1er juin 1886, 10 jours avant l'éruption, des présages commencèrent à se présenter aux guides et aux touristes : une pirogue fantôme navigua sur le lac autour des terrasses, et un vieux tohunga (prêtre maori) prédit un grand désastre. Et le 10 juin 1886, vers minuit, l'éruption débuta. Elle fut d'une rare violence : les trois sommets du mont entrèrent en éruption, des coulées pyroclastiques ensevelirent des villages entiers, une brêche de plusieurs kilomètres s'ouvrit au niveau du volcan (encore visible). mais le pire fut la réaction en chaîne qui s'est créée : le magma se mélangea au système hydrothermal sous le lac Rotomahana (juste au bord du mont, là où se trouvaient les terrasses), et cela fit littéralement exploser le lit du lac. Les Terrasses furent définitivement détruites à 3h20 du matin. 153 personnes moururent et les tribus maoris voisines furent à jamais déracinées (les os de leurs ancêtres furent ensevelis à jamais), voire décimées.

Ensuite, j'ai visité ce pourquoi le bâtiment a été construit : les bains soufrés et alcalins. Deux sources (Priest, aux eaux sulfurisés non acides, et Rachel, aux eaux alcalines sulfurées) alimentaient les bains. Cela donna à Rotorua son renom en tant que station thermale car, selon le Ministère du tourisme néo-zélandais, les eaux "redonnaient l'usage de leurs jambes aux infirmes et rendaient la santé aux malades" !


La maison fut ouverte en 1908, et ferma ses portes en 1966 pour cause de non-rentabilité et d'insalubrité. En effet, les frais d'entretien étaient faramineux : les salles ne sont pas assez aérées, donc les vapeurs d'acide sulfurique des bains corrodaient inexorablement la tuyauterie, attaquaient la charpente etc. Les murs étaient noirs à cause des peintures oxydées, et les vapeurs rendaient l'éclairage inadapté. Les bains de boue initialement prévus ne virent finalement jamais le jour à cause de cela.

Après cette visite, direction la plateforme sur le toit. Après un passage à travers les charpentes, et une vue sur les tuyaux d'aération de l'époque, on a une belle vue d'ensemble de l'aile nord et de la ville.



Ah, sur l'un des côtés, une des fameuses tourelles qui ont été remises lors des travaux d'agrandissement.


Après cela, découverte du 28ème bataillon maori, qui combattit en Europe et en Afrique pendant la Seconde Guerre Mondiale, dès 1940. Ils allèrent en Crête, en Grèce, en Egypte, en Tunisie et en Italie. Ils participèrent entre autre à la bataille du Monte Cassino, et à El-Alamein. Ils mirent une énergie folle au combat, où ils furent plus de 2500 dans ce bataillon. Près de 600 ne revinrent jamais... Rommel aurait dit à Hitler, alors que ce dernier lui demandait ce dont il avait besoin pour gagner la bataille en Afrique : "Donnez moi un bataillon de maoris, et je gagne cette guerre !". Ensuite, un film présentait leur histoire, avec témoignage d'anciens combattants.

Pour finir, j'ai vu l'exposition sur le peuple Te Arawa, et leurs taonga (trésors). On peut y découvrir l'histoire de ce peuple, qui souffrit des guerres tribales (notamment de la Guerre du mousquet) et de l'éruption du mont Tarawera. Et nous pouvons donc voir les trésors de ce peuple, des armes, aux statues, en passant par des éléments de charpente et un canot. Cette exposition était vraiment splendide.

Mais je n'ai pas visité que le musée lors de cette journée. Le musée est proche du lac, donc j'ai fait un petit tour pour rejoindre une autre partie de la ville, très pittoresque. Dure la vie, l'hiver, le froid :


En fait, de l'autre côté de la ville, se situe l'endroit le plus étrange de la ville, puisqu'il y a d'un côté l'église St Faith et juste en face, sur le parvis, la maison commune des Te Arawa : le Tamatekapua. Ce nom est celui du capitaine de la pirogue dont descend la tribu Te Arawa.



Le parvis est donc assez surprenant, avec des éléments maoris d'un côté, et des éléments chrétiens de l'autre, même si l'église fait très maorie. Mais voyons un peu plus les éléments du côté purement maori :


Après avoir aperçu une groupe de français prenant des photos du bâtiment, j'ai décidé de me prendre au jeu des photos devant.





Et là, les éléments de l'église. Deux choses surprenantes avec cette église : photos interdites à l'intérieur, et il faut enlever ses chaussures. Cette église est aussi surprenante puisqu'à l'intérieur, les bancs sont sculptés de façon maori, les murs sont tapissés de nattes murales (les Tukutuku) et le pupitre est gravé. Je précise, les photos ont toutes été prises de l'extérieur ! Ah, et détail intéressant, à l'intérieur, on peut voir une vitre gravée avec Jésus vêtu d'un korowai (le manteau de chef maori) marchant sur le lac en fond.




Autour de ce complexe hétéroclite, on peut voir des choses également intéressantes :




Mais même en ville, on peut trouver des choses assez peu conventionnelles, comme cette barque de plus de 25m de long :



Mais mon voyage touche à sa fin. Après un passage dans Kuirau Park, où se trouvent de nombreuses traces d'activité volcanique, je suis reparti à Hamilton par le bus, des étoiles pleins les yeux...


jeudi 4 mars 2010

Rotorua : samedi

Voilà, enfin, la première partie de mon voyage à Rotorua. Pour y aller, deux solutions (enfin, trois je pense, mais je n'avais pas envie d'aller à l'aéroport) : le bus ou la voiture. Puisque la voiture est compromise pour l'instant, j'ai pris l'Intercity (un bus qui, comme son nom l'indique, permet d'aller dans de nombreuses villes).

Après 2h de routes, j'arrive à Rotorua. La route est assez monotone pendant une bonne heure : des champs ou des prairies, avec des moutons ou des vaches (ces possibilités étant arrangeables et répétables à l'infini). Mais la deuxième heure est impressionnante : la route traverse des forêts et des prairies pleines d'artefacts rocheux entourés d'arbres). En fait, les fameuses prairies ressemblent un peu à des chapeaux : la "bosse" du chapeau étant les affleurements rocheux.

Rotorua est une ville très visitée et très connue pour de nombreuses raisons : son lac, ses campements maoris, sa "station" thermale, ses geysers...




En fait, Rotorua a été construite sur une caldera. Donc, les eaux de la ville possède des qualités curatives intéressantes, et des bains de boue pouvaient y être fait. Le passé est nécessaire, car, même s'il existe toujours quelques endroits qui le proposent, le thermalisme n'est plus vraiment l'activité première de la ville. Mais nous y reviendrons. Par contre, l'un des effets secondaires de la caldera est l'odeur d'œuf pourri assez omniprésente dans la ville : les fameux dégagements de soufre... Supportable, mais ça réveille en descendant du bus !

Plutôt que de visiter le centre-ville le premier jour, j'ai décidé de visiter un parc animalier, un peu en-dehors de la ville, mon ami le bus (de la ville cette fois) m'ayant permis de sortir de la ville. Le parc s'appelle Rainbow Springs, et vous êtes accueilli par ce panneau :


En plus d'être un parc, Rainbow Springs est une nurserie pour kiwis ! Et donc, j'ai enfin vu des kiwis en vrai !!!! Par contre, je suis désolé, mais je n'ai pas de photos d'eux (enfin, des photos exploitables). Je vais essayer de les traiter pour que l'on puisse voir un kiwi. En fait, les kiwis dorment en moyenne 20 heures par jour et vivent la nuit. Donc pour les voir en plein jour, il faut recréer la nuit. Et les photos sans flash dans un milieu sombre, c'est compliqué...

Rémy, je te le dis tout de suite, j'ai plein de photos de bêbêtes locales, donc je ferai un article rien que pour ça. Par contre, à part un oiseau aperçu ça et là, ils n'ont pas été pris dans leurs milieux naturels... Mais, comme je suis gentil, voilà une photo de Jenny le Nestor Kéa (ou Kéa) :


C'est un perroquet endémique, assez marrant. Jenny a la particularité d'avoir son caractère et d'être solitaire (elle a tué son ancien compagnon...). Ah au fait, maman, j'ai réussi à ramasser une plume de Nestor Superbe, un autre perroquet endémique. Je te la garde pour le mois de juillet !

Bon, puisque vous êtes resté aussi tard/tôt pour moi, voilà une des photos de kiwi. Comme vous pouvez le voir, c'est assez difficile de le distinguer (il est à côté de l'arbre) :



Alors, je vous l'avoue, le deuxième est un faux... Mais c'est pour que vous en voyiez un !

Mais parlons un peu plus du kiwi. Cet oiseau endémique (même s'ils ne savent pas vraiment le classer parmi les oiseaux, vu qu'il a plutôt les caractéristiques d'un mammifère) est réparti en 5 espèces : une dans l'île du nord, une autre sur les petits îles autour de l'île du nord (vous suivez toujours ?), et 3 dans l'île du sud. Ceux des petites îles seraient les plus teigneux selon la guide.

Alors, contrairement à ce que l'on pense, les kiwis peuvent faire dans les 40 cm de haut, et peser plusieurs kilos. Ils courent vite, même très vite. Et contrairement à ce que l'on croit, ils ont un bec minuscule. En fait, la taille d'un bec se mesure de l'extrémité aux narines. Les narines du kiwi se situe à presque 1 cm de l'extrémité du bec, voire moins... Un œuf de kiwi fait déjà dans les 5-10 cm de diamètre, et pèse environ 1kg (lors de la visite, nous avons pu peser une imitation d'un œuf de kiwi). Et ça vit longtemps ces "petites" bêtes : dans la nurserie, ils ont 4 kiwis adultes, et l'un d'eux a 40 ans ! Oui, je me suis senti jeune face à lui ! En fait, la nurserie récupère les œufs, les mets en couveuse pour les faire éclore (pour éclore, ils leur faut près d'une journée), en prennent soin et lorsqu'ils sont assez forts, ils les relâchent là où ils ont été trouvé.
Ils font cela car, dans la nature, seulement 10% des œufs arrivent à éclore... Et, puisque les femelles pondent environ 6 œufs par an, et que la famille des kiwis est menacée, ils auraient rapidement disparu ! Avec ces soins (ils lavent les oeufs, les colmatent s'ils ont été ébréchés par la mère etc.), ils arrivent à faire éclore près de 90% des œufs ramassés.

Mais je n'ai pas fait que voir des animaux. Pour voir le lac d'en-haut, un téléphérique/télésiège a été créé. En fait, on peut choisir entre les deux pour monter.



Si vous regardez bien la photo ci-dessus, vous pouvez voir un des moyens de redescendre : la "luge" ! Des pistes ont été aménagées pour que les gens puissent descendre comme ça. Vu le peu de temps qu'il me restait pour redescendre et prendre le dernier bus, le téléphérique a été un bon moyen ! Donc maintenant, je peux faire celui de la Bastille sans problème (même si c'est un truc de touriste, faut y monter à pied ! Pour les non-grenoblois, la Bastille est l'un des forts qui dominent Grenoble). Tenez, en cadeau, une preuve que je l'ai pris :


Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Je suis donc allé à l'hôtel. Mon hôtel (pas cher du tout vu ce que c'était) était près dans une zone appelée Geyserland. Donc, avec l'odeur d'oeuf pourri omniprésente (mais pas trop forte rassurez-vous) et une fumée haute dans le ciel, je pensais que les geysers ne seraient pas trop loin. Effectivement, ils étaient très près, comme le prouve une photo prise de la fenêtre de ma chambre :


En tout cas, je peux vous dire que manger un excellent repas, avec un très bon verre de vin néo-zélandais, en contemplant ça, ça n'a pas de prix :

Environ 98,4% !

Je tenais à écrire cet article malgré le fait qu'il n'ait pratiquement rien à voir avec la Nouvelle-Zélande. En fait, le seul lien avec ce pays est le lieu où l'élément déclencheur s'est produit.

Lors de la rédaction de mon précédent article, j'ai eu la visite inopinée d'un homme, assez âgé (un léger début de cinquantaine), très gentil, avec les yeux un peu trop dans le vague pour être quelqu'un de normal (bien qu'il soit impossible de définir la normalité). Comme vous le sentez venir, il s'agissait d'un prêcheur... Mais un bon, bien illuminé comme je les aime. Je les sens venir à 3km, mais vous savez, il n'y a que les témoins de Jéhovah que j'éjecte sans coup de semonce. Mais ils sont reconnaissables de loin, puisqu'ils se déplacent toujours par deux, tels des inséparables. Donc faciles à chasser. Et c'est aussi pour cela que j'ai été triste de ne pas les avoir vu lorsqu'ils venaient harponner les chinois à Télécom ! Ils se seraient fait éjecté de la Maisel manu militari !

N'empêche, croyez-le ou non, je l'ai écouté. Et j'ai réussi à être gentil pendant approximativement 5 minutes. Vous avez bien entendu, 5 minutes ! Avec un prêcheur... Il faut dire qu'il a bien commencé, il a fait sa prêche habituelle (sur l'âme, Jésus...), jusqu'à un moment crucial... Soutenant la théorie du Big Bang et la théorie de l'évolution jusqu'au bout des ongles, ce qu'il a dit m'a lancé. Je dois même dire que ma relative timidité à débattre en anglais a disparu ! Il faut dire qu'il méritait de se faire rappeler à l'ordre : après lui avoir expliqué que nous sommes des animaux (Darwin, tout ça), il a eu le malheur de me dire que non, les animaux et l'Homme n'avaient rien à voir !!!!!!!!!!!!

Voilà pourquoi un titre aussi énigmatique. Car confronter mon ami le bonobo et votre humble serviteur (pas pour un concours de grimace) est un bon exemple de l'évolution ! Et dire que nous avons environ 98,4% de gênes en commun, et que nous sommes pourtant si différents ! Les mauvaises langues iront jusqu'à dire que Christophe Lambert et ce bonobo auraient même 99,8% de gênes en commun... Cela tient à peu de choses quand même !

Toujours est-il qu'après lui avoir rit au nez, je l'ai abandonné sur le pas de ma porte, cette dernière ayant été fermé après une dernière forme de monologue, lorsqu'il m'expliquait que même les galaxies avaient été créées et tourne grâce à Dieu...

Mais où est-ce que je veux en venir ? Il y a de nombreuses choses que je méprise sur Terre, mais le créationniste doit probablement être la première sur ma liste. Comment, avec tout le savoir que nous, êtres humains, avons engrangé, peut-on croire que la Terre a été créé en 6 jours il y a approximativement 10000 ans ?! Ou que l'Homme ne descende pas de ce long processus qu'est l'évolution ?! Ou que les galaxies tournent grâce à Dieu, et non pas à cause de la gravité ?! Je crois que ce qui m'a le plus désolé dans tout ça, c'était de savoir que cet homme est ingénieur. Ce qui implique des études, du savoir... Que l'on croit en Dieu, ou en plusieurs divinités, n'est pas le problème : tout le monde a le droit de croire. Mais que l'on ne vienne pas réfuter les affirmations scientifiques ! De grands scientifiques croient en Dieu, mais savent que ce que leur disent les faits et les preuves (le Big Bang ou l'évolution pour prendre les thèmes les plus brûlants) est plus vrai que ce que dit, sans preuve, un livre de près de 5000 ans (la Genèse faisant parti de l'Ancien Testament). Je conseille d'ailleurs de lire la très courte nouvelle "Au prix du papyrus" d'Isaac Asimov, qui donne une explication à la Genèse.

Pour les teubreux qui ont lu mes articles dans le CdV, vous vous rappelez probablement de ceci. Mais pour les autres, voilà une citation de Bertrand Russell, dans un article de 1952 :
"Si je suggérais qu'entre la Terre et Mars se trouve une théière de porcelaine en orbite elliptique autour du Soleil, personne ne serait capable de prouver le contraire pour peu que j'aie pris la précaution de préciser que la théière est trop petite pour être détectée par nos plus puissants télescopes. Mais si j'affirmais que, comme ma proposition ne peut être réfutée, il n'est pas tolérable pour la raison humaine d'en douter, on me considérerait aussitôt comme un illuminé. Cependant, si l'existence de cette théière était décrite dans d'anciens livres, enseignée comme une vérité sacrée tous les dimanches et inculquée aux enfants à l'école, alors toute hésitation à croire en son existence deviendrait un signe d'excentricité et vaudrait au sceptique les soins d'un psychiatre à une époque éclairée ou de l'Inquisition en des temps plus anciens."

Troisième jour de cours, et emploi du temps

J'ai enfin réussi à dompter le taureau de la Mécatrotro (merci Julie pour ce petit surnom). Dure journée encore, avec juste deux heures de laboratoire. Et donc labo de mécatronique.

En fait, j'ai arrêté de faire la chose que je fais le mieux : me plaindre. Et j'ai retrouvé la trace d'une feuille un peu planquée sur un mur derrière un ordinateur. Le prof nous en avait parlé, mais je n'avais pas vraiment voulu aller voir, vu que l'ordinateur était utilisé, et qu'il avait donc quelqu'un devant.

Et bien, ça a été très utile ! Et miracle des miracles, après avoir demandé de l'aide au prof (et fait corriger les fautes...ah ben oui, je ne sais plus programmer depuis le S2 !), j'ai réussi à faire clignoter une LED !!!!!!!!

Rien de bien passionnant pour du point de vue scientifique, je vous l'accorde. Mais, ce qui représente un petit pas pour la communauté scientifique et l'humanité est un grand pas pour moi ! Eh oui, j'ai dompté la bête Mécatrotro (n'empêche, on dirait le frère d'Optimus Prime ou d'un quelconque Transformer avec un nom pareil...) !!!!

Et pour conclure, en exclusivité mondiale, voilà mon emploi du temps (bon, à cause de quelques problèmes sur leur site, j'ai du le recopier... Donc excusez la mocheté de l'image) :

mercredi 3 mars 2010

Deuxième jour de cours

Bon, j'ai à peu près réussi à refaire marcher mon contrôle temporel. Voici donc mon deuxième jour de cours, qui fut, comment dire...en mi-teinte.

Je commençais à 11h. Dure la journée n'est-ce pas ? (patapé, patapé)
Le cours du matin est celui d'optoélectronique, qui est mon second et dernier cours. En effet, en plus de celui-ci et de la mécatronique, je dois faire un projet. Mais nous allons en reparler dans peu de temps, donc patience.

Et bien, il faut l'avouer, cela changeait du cours du Pr Scott : ce cours était intéressant, même si pour l'instant, il ne me sert à rien. Le prof explique bien, et clair, concis, et fais des blagues. Mais pour l'instant, ce sont des cours de prépas. Là, on nous rappelle vite fait ce qu'est une onde électromagnétique (les élèves l'apprennent en 3ème année, en parallèle de ce cours), et nous allons bientôt voir...la réfraction/réflexion/polarisation... Bon, heureusement, plus loin, ça a l'air d'être de la nouveauté... Mais je verrai bien. En tout cas, bonne surprise.

Ensuite, à midi, se tenait l'inscription dans les clubs. Et bien, ce n'est pas glorieux. Ça fait même peur ! Vous avez, diversement représentés : des clubs pour les élèves étrangers d'un pays (Malaisie par exemple), des clubs de sport (Handball...), des clubs de groupes étudiants (en biologie, en histoire...), quelques clubs divers et, deux autres types de clubs... Les premiers font peur, puisque ce sont ceux des religions. En effet, on peut adhérer à toutes sortes de trucs affiliés à diverses religions (catholique, anglican, musulman...). Les seconds également : ce sont tout bêtement les partis politiques (les verts, les marxistes...).

En fait, le seul club intéressant est le Vème régiment de dragons victoriens ! Ils se déguisent en soldat anglais du XIXème siècle, font des "batailles", des banquets etc. Juste pour le fun ! Comme leur prospectus l'indique, tout le monde peut venir pour peu qu'ils aient de l'humour et qu'ils aiment l'absurde ! Ah, et au milieu de cet étalement de clubs, des joueurs des Chiefs étaient là. Comme vous pouvez le voir en cliquant sur le lien, il s'agit de l'équipe de rugby d'Hamilton, qui fait partie du Super 14.

Mais là, 14h arrive. J'ai enfin un login et un mot de passe pour utiliser les ordis de Waikato, donc, je me jette à l'eau et je peux enfin commencer la mécatronique. Mais je n'avais pas remarqué que quelqu'un avait vidé la piscine... Faire un plat sur le sol de la piscine, ça fait mal !

Et bien, c'est exactement ce que j'ai ressenti !

Après avoir fait remarquer au Pr Scott que je ne savais pas quel logiciel utiliser, il me lance le programme et crée le dossier. Et s'en va ! Et puis, plus rien... Au bout d'1h20 (le TP durait 2h), je suis parti. En fait, au bout de 30 minutes, voyant que je ne faisais que regarder bêtement mon écran avec juste la page ouverte par le prof, un type à côté (un ancien élève) me dit vaguement ce que je suis censé faire. Mais bon, il me dit en gros que le C c'est facile, même si tu n'en as pas fait, tu devrais comprendre... Après 40 minutes, il voit le même vide dans mes yeux, et essaie de m'expliquer ce que je dois faire. Le problème n'était pas le C, mais les instructions. En fait, un TP d'initiation pour le Pr Scott, c'est :
1. Ce que l'élève doit faire
2. Ce qu'il doit me rendre

Mais où sont les explications dans tout ça ? Ne les cherchez pas, il n'y en a aucune. Pas une aide, rien. Juste une notice à lire. Ça donne envie n'est-ce pas ? Et le problème, c'est que le prof aime tellement ça qu'il veut me donner...la même chose à faire en projet ! Pour ceux de Télécom, la mécatronique est censé être la mineur atelier. Le projet et l'optoélectronique sont censés être la majeure ELP ! Donc, gros problème...

Donc, au bout d'une heure de TP, toujours rien... Et là, mon voisin dit au prof cette phrase mémorable :
"Élève :_Il n'a pas du tout fait de C avant.
Pr. Scott :_Aaah, pas du tout ?"
Et là, ce fut la goutte d'eau. La semaine dernière, j'avais dit au prof que je n'avais fait que du java, et pas de C. Et apparemment, il a déjà oublié ! Donc, j'ai passé le reste du temps à lire un bouquin sur le C. Mais il n'a pas eu la présence d'esprit de m'expliquer par où commencer ce *bip* de TP !

Donc je vais passer le reste de ce semestre assis, en mécatronique, à préparer une thèse sur "Combien de tours en chaise de bureau un élève peut-il faire avant de tomber ?" ou "Comment passer le temps avec un ordinateur sans jeu, et sans vraiment d'autorisation d'aller jouer à des jeux flash sur le net ?".

mardi 2 mars 2010

2,21 GigoWatts ! : Hamilton Gardens part 3

... twiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiizzzzzzzzzzzz ... (toujours le voyage à travers l'espace-temps)

Donc me revoilà le mercredi 24 février de l'an de grâce 2010, au milieu des Hamilton Gardens. Et oui, voilà la troisième partie. Donc pénétrons dans la partie étrange des Jardins, où se mélangent l'espace et le temps.


Nous voilà donc dans cette "dernière" partie des Jardins (dernière partie que j'ai eu le temps de visiter).

Déjà, à l'entrée, nous avons le droit à des gardiens venus d'ailleurs, puisqu'il s'agit de Sobek et d'un autre dieu égyptien (Ré ou Horus selon moi) :



Mais continuons un peu plus loin cette aventure. Nous avons le choix entre plusieurs "salles-jardins" (en fait, il y a une grande cours avec un bassin au milieu et cette cours est entourée de buis, percée de 4 "portes"). Je vais commencer par la première. Et là, je crois que mon pouvoir de voyage spatio-temporel a eu quelques problèmes. Regardez par vous-mêmes :


Donc me voilà en plein coeur d'un jardin typique de l'époque Muromachi, inspiré du Daitokuji Hojo, jardin du Daisen-in, à Kyoto.




Bien que je ne sois pas quelqu'un de très zen, j'ai compri pourquoi ce type de jardin et si calme et si bon pour la méditation. D'ailleurs, de voir les feuilles d'un arbre tomber, à cause du vent, à l'entrée de ce jardin rajoutaient de l'harmonie au lieu (et j'imaginais que c'étaient des pétales de fleurs de cerisier).

Mais repartons de ce fragment de Japon. Bon, réessayons de voyages vers les Jardins, au temps présent : repassons par une autre porte.


Bon, c'est déjà mieux, je suis en Angleterre au XVIIème siècle... Bon, peut-être en reprenant une autre porte. Mais en attendant, faisons un petit tour :




Bon, je vois une porte, traversons-la, et voyons où je vais me trouver cette fois.


Oups, un jardin chinois de la dynastie Tang, au VIIème siècle. Bon, je crois que ça ne marche toujours pas...




Cette tortue est un cadeau de Wuxi, une ville chinoise. Cette tortue est censée représenter une tortue géante, envoyée par le Roi-Dragon de la mer orientale pour sauver des eaux la future ville de Wuxi.



Bon, suivons le chemin de sortie. Ah, non, toujours pas le XXIème siècle :


...mais pas loin. Oui, je vous l'accorde, ils sont tapés un immense délire ne faisant cette partie-là... Il s'agit d'un jardin moderniste américain, du milieu du XXème siècle (d'où le portrait de Marilyn...). Bon, ne nous attardons pas, suivons plutôt le chemin :


Et oui, pour faire plaisir à Jérémie et à Lucie, nous voilà en Inde. Et plus précisément, vers un jardin inspiré du jardin Char-bagh, à Agra (la ville où se trouve le Taj Mahal), datant du XVI-XVIIème siècle.




Bon, je commence à me rapprocher de la Nouvelle-Zélande. Voyons où va me mener l'avant-dernier passage :


Ah, non, cette fois, c'est l'Italie de la Renaissance, avec un jardin d'inspiration Médicis (même si l'on peut voir une statue de Rémus et Romulus, qui étaient plus romains que florentins... Même s'il est vrai que cette époque adorait toutes les représentations antiques !).






Bon, passons la dernière porte :


Bon, c'est déjà mieux. me revoilà en Nouvelle-Zélande, sur le Te Ara Whakatauki (le Chemin de proverbes) face à la waharoa (porte d'entrée) d'un pa (forteresse maori).
Le pa est entouré d'un grand nombre de statue, qui représentent des figures ancestrales du peuple vivant derrière la pouwhakarae (palissade).



Pour ceux qui regardent attentivement les détails des photos, il a effectivement une petite tête au-dessus de sa tête principale...Bon, me voilà enfin revenu dans les Jardins, dans le présent (enfin, passé proche dans ce cas). Le jardin possède d'autres petits jardins, dont le jardin aromatique, un potager etc.



Ah, n'empêche, qu'est ce que ça fait du bien d'être revenu à notre époque... Mais, qu'est-ce que je vois, non, c'est impossible :


Un pavillon chinois, d'un jardin anglais du XVIIIème siècle ! Je suis toujours perdu dans le temps ! Noooooooooooooooon !

lundi 1 mars 2010

Premier jour de cours

Et les problèmes recommencent... Ma journée de cours était censée être simple, très simple : elle a été calvaire.

Je commence par un cours de mécatronique de 10h à 11h. Je me disais, chouette, je vais enfin pouvoir rencontrer des gens et apprendre des trucs. Déjà, première déception, nous ne sommes que 9 à suivre ce cours... Et mes "camarades" de classe semblent assez coincés du bulbe : ils arrivent 30 secondes avant le début du cours, et ils partent 30 secondes après ! Donc, pas le temps de parler avec l'un d'entre eux. Deuxième déception, le prof (toujours le Pr Scott) nous dit qu'en fait son cours ne sert à rien, seules les séances de TP (laboratories) sont utiles... Et que le reste du semestre, je vais devoir coder en C ! Super, moi qui aime le codage, je suis servi.

Après la fin du "cours" hautement instructif (j'ai plus appris en regardant Super Nanny pendant les vacances de Noël !), eh bien... rien à faire, à part manger. Pas de bol, je ne me sens pas dans mon assiette, donc je ne peux pas faire ça non plus. Mais au moins, il y a de l'animation. Puisque tous les étudiants ont commencé aujourd'hui, le BDE de l'Uni (le WSU) organise des animations vers l'un des lacs, là où se trouvent les seuls endroits où manger sur le campus. Mais, il faut savoir une chose : les élèves qui n'ont pas d'identifiant étudiant (comme moi) ne peuvent pas faire grand chose, puisqu'ils ne sont pas considérés comme étudiant... Donc, je me rends compte que je ne peux pas acheter les entrées pour les soirées de la semaine ! Génial, moi qui comptais passer tout mon semestre à vivre en ermite !

Mais passons ces 3 longues heures d'ennui... (heureusement que j'avais emmené de la lecture) D'ailleurs, j'en profite pour laisser un message à mon père : stp, envoie-moi TOUS les livres que je voulais emmener (voire même ceux que j'ai déjà lu et qui sont dans la petite armoire), parce que le temps va être extrêmement long ici !

Nous voilà donc arrivé à 14h. Pendant deux heures, je suis censé avoir labo de mécatronique. Cependant, je n'ai toujours pas de moyen d'utiliser un ordinateur à la fac, puisque, je le rappelle, je n'ai pas d'identifiant étudiant, donc pas de compte informatique à l'université... Et c'est grandement embêtant quand vous allez devoir passer vos journées à coder en C ! Je vais donc voir le responsable informatique, je vois un panneau "je reviens bientôt". La notion de bientôt est intéressante, puisqu'elle varie selon les personnes. Pour lui, cela signifie au moins une heure ! Donc après avoir poiroté une heure, il m'explique qu'il y a un problème avec le nom d'utilisateur qu'ils étaient censés me donner (il y a une semaine...), et qu'il va essayer de m'avoir un identifiant informatique demain !
Mais qu'est-ce que j'ai fait après me direz-vous ? Eh bien, rien, j'ai attendu sur une chaise dans le labo de mécatronique, en essayant vainement de comprendre ce que je devais faire ! Ah, et j'ai remarqué un truc : les coincés du bulbe le sont encore plus en laboratoire ! Pas un qui parle, ils restent les yeux rivés sur l'écran. Et s'ils se lèvent, c'est pour aller lire une notice...

Donc, ce sera un semestre intéressant où j'aurai la lourde tâche d'apprendre le C, ou de ne rien faire en mécatronique ! Et le problème, c'est que je suis extrêmement mauvais en programmation. Donc, je vous préviens d'avance : je vais très probablement refaire ce semestre à Télécom Bretagne ! Pour la simple et bonne raison que je ne sais pas coder en C, et que je suis censé faire un semestre d'électronique et de physique, et pas seulement de programmation !
 
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